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Lundi, décembre 7 2009

Colca

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Nous voilà à Arequipa ! Après un bus de nuit de la folie, bus cama, couverture, film en anglais, ok on avait choisi la première classe, mais pour dormir c'est mieux !On arrive presque frais, on vient nous chercher au terminal et direction l'hôtel. On arrive et encore une fois, comme le temps commence à nous manquer, on est obligé de planifier alors planifions... Deux jours une nuit dans la Vallée de Colca, le canyon le plus profond du monde, parfait ! On visite un peu la ville, vite fait, la deuxième plus grande ville du Pérou. C'est très joli mais y en a partout, des gens, du bruit, du monde et là on veut du calme alors partons vite dans la Vallée.

Départ prévu à 7h30, heure péruvienne, on est sur le qui vive et le bus se pointe à 9h, ça commence bien ! On découvre un bus de japonais plein de péruviens, un groupe de 21 personnes, oulala... Tout ce qu'on adore ! On se demande ce qu'on fait : on descend ? ? euh, allez on la tente ! Et nous voilà partis à la découverte de Colca. La guide, Liz, ressemble à Joanna, trop marrant ! Sur le chemin, on rencontre des llamas, des vicuñas, des alpacas et c'est déjà pas mal. On monte à presque 5000 mètres, au mirador des trois volcans, de quoi avoir la tête dans les nuages...Pour nous aider à supporter l'altitude, on mâche des feuilles de coca, on boit du maté de coca et aussi on prend des bonbons de coca. Le tour consiste en la visite des petits villages qui sont dans la Vallée: Chivay, Yanque et Maca et le bouquet final à Cruz del Condor pour admirer ces oiseaux. Au final, on s'est bien marré, le groupe est sympa. Et puis même si tout est rodé, pas du tout hors des sentiers battus, nous on s'y met... On va tchacher avec les locaux, de la pluie, du beau temps et de la vie, c'est trop bon ! Une petite touche d'authenticité...

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On est un peu fatigué, aussi c'est bien agréable de laisser une agence tout gérer pour nous. D'ailleurs, on se booke un ptit trip au Lago Titicaca !!

Vendredi, décembre 4 2009

Nasca

 SAMSUNG DIGITAL CAMERADernier petit déjeuner à Surco avec Gladys et Fernando, on attend le réparateur d'ordinateur qui doit résoudre le bug du portable de Gladys. Le temps file, il est l'heure de faire son sac et de prendre un taxi. Gladys nous accompagne jusqu'au terminal, sympa hein. On à peine le temps de déjeuner qu'il faut monter à bord. On se dit au revoir et à bientôt ! Que c'est bon d'avoir quelqu'un qui t'accompagne à ton bus !! On se verra à Paris ! On monte dans le bus et c'est parti pour toute une après-midi de route, de films en espagnol, d'autres en anglais et souvent pas terminés car comme ils sont copiés, le lecteur ne peut pas les lire. 21h nous arrivons dans le ville de Nasca, on vient nous chercher pour nous emmener à l'hôtel. Petit hôtel qui propose également des services de tour, il est tenu par un péruvien très gentil qui parle super bien français. On book le soir même un vol au dessus des lignes et au lit ! Réveil tranquille le vendredi. Sa fille qui gère la réception nous conseille de ne pas petit-déjeuner avant le vol, ok on va faire ça et puis prendre un médoc anti-nausées. On sait jamais.

Version Jérôme

Accrochez vos ceintures, parés pour le décollage ? Morgane est installée à côté du pilote, waou la chance, et je suis juste derrière... Le petit avion à 6 places prend de la vitesse et nous finissons par nous arracher du sol... Et c'est parti ! Nous atteignons rapidement une bonne altitude pour commencer à voir les lignes qui traversent le désert, c'est vraiment impressionnant... ce désert vraiment sec et plutôt plat, avec quelques collines par ci par là, et un canyon qui plonge vers le fleuve. Première figure d'animal et l'avion se penche sur le côté à 45° pour nous donner un meilleur angle de vision. Waou, un peu flippant ce truc, le pilote lâche presque le manche pour nous pointer du doigt la Baleine dessinée au sol... On fait un passage puis une boucle pour repasser mais cette fois penché de l'autre côté, il faut que tout le monde puisse en profiter, et prendre ses photos ! On continue notre vol, on sent vraiment qu'on est dans un petit avion, c'est autre chose que les avions de lignes, on sent vraiment qu'on vole, c'est marrant, ça monte et ça descend en permanence, plus drôle que les montages russes ! On arrive à l'Astronaute, avec ses grands yeux, on pourrait croire à un extra terrestre... La figure est dessinée sur le flanc d'une montagne, presque pas besoin de se pencher, dommage ;-) On fait le tour des différents dessins, une fois penché à gauche, une fois à droite : le chien, le singe, le condor, le colibri, l'araignée, le héron, l'arbre, le perroquet, les mains... on a bien le temps de profiter de la vue, c'est vraiment génial. J'ai un peu de mal à prendre des photos, je vois rien à travers l'écran, le soleil qui se réfléchit sur le désert m'aveugle presque ! J'hésite un instant à tendre l'appareil photo à Morgane, mais finalement je me ravise en me disant qu'elle ne fera pas mieux... Nous approchons de l'aéroport, déjà, j'en profite pour passer en mode caméra et filmer l'atterrissage ! Morgane se tient à la carlingue, elle doit appréhender l'atterrissage... Très très impressionnant tous ces dessins et ces lignes droites à pertes de vues ! Il y a aussi des formes géométriques, triangles, trapèzes, rectangles, spirales, c'est ahurissant !!! Les dessins sont très facilement reconnaissables, ce n'est pas juste un jeu de l'esprit ! Comment ont-ils fait pour réaliser des dessins aussi grands et presque parfaits, sachant qu'à l'époque ils ne volaient pas...? dingue ! Et ces lignes parfaitement droites ! C'est juste incroyable !

Version Morgane

On est sur le qui vive 8h pétante, le bus nous emmène à l'aéroport. On va faire le vol avec trois australiens, encore des gringos qui ne parlent pas un mot d'espagnol... Bon, j'arrête mon char et on suit le commandant sur le tarmac, on attend qu'il nous place, Señora, se va aqui - Aqui, vous voulez dire à côté de vous ? Devant, juste là, pourquoi moi ? ? Bon ben je me dis qu'il sait ce qu'il fait, je monte devant confiante et excitée de voir les lineas de Nasca... Chacun s'installe et on met les gaz, Jéjé me tape dans le dos, Ca va ? Claro que ça va bien …Chevere, hein !! L'avion décolle, ça fait un bruit de dingue ! J'ai mis mes écouteurs, comme dans les films, pour écouter les commentaires du commandant mais je pense qu'avec le bruit, je ne capterai rien du tout. L'avion monte mais pas trop, tout va bien, tout roule, j'ai juste un peu chaud, ça doit être normal. Nous arrivons à la première figure, waouh c'est dingue mais euh.... pourquoi l'avion pique sur la droite, ouh lala que se passe t-il ? ah il veut qu'on prenne une photo, oh carajo ! Il remonte et plonge à gauche, oh là ça va pas … A la base j'aime pas les manèges, alors ce truc là ! Il va le faire à chaque figure ?? mais il y en a 14 !!! Je sais que le vol doit durer 35 minutes, c'est pas beaucoup, ça peut aller vite, très vite ou bien pas du tout ! A chaque figure, au lieu d'être émerveillée par ce qu'on découvrait, je pensais une de moins, et on se rapproche de la fin …. mais pourquoi suis-je ici ? Pourquoi je n'ai pas juste regardé les figures à la télé ?? Je ne sais pas trop, je ne pense plus trop. Je viens de comprendre le véritable sens de « se liquéfier », je suis en train de transpirer de partout, des gouttes coulent dans mon dos, dans mon cou, sur mon visage... Vais-je disparaître ? J'en viens presque à le souhaiter … Chaque figure est une nouvelle acrobatie à gauche, à droite, et le commandant qui nous dit : « et là le singe », ah oui oui le singe … Encore 7, mais ce vol a une fin ? Est-ce que je vais rester entière jusqu'à la fin ? Le commandant me montre quelque chose dans une poche à ma gauche, rien que de regarder, de chercher ce que c'est, me coute une nouvelle suée... Ah ce sont des sacs plastiques, il a bien vu !! Je me prépare mais rien ne vient...Je respire, je me donne des forces, je fais de l'auto-persuasion « Allez ça va aller, le plus dur est passé - ah bon ?? Il n'en reste plus beaucoup, et c'est vrai que c'est dingue, ces symboles qu'on ne voit que du ciel, euh de mon canapé j'aurai pu les voir aussi bien, non …. allez continue, un, deux, trois respire et une figure de moins... on en est où ? » « Let's go home » ah, j'en rêvais.... allez vite qu'on atterrisse ! On continue à voler, au dessus du désert, toujours rien à l'horizon, où est cet aéroport ? Où sommes nous ? Maman !!!!!!!!!!!! enfin non je ne dis pas ça, je sais très bien qu'elle me dirait « mais pourquoi tu l'as fait ? » Ben, là je dirai que je ne sais pas pourquoi je l'ai fait, une des expériences les plus, les plus... oh, là la ville de Nasca, je la vois, la piste d'atterrissage aussi ! Ah, trop bien ! Il ne manquerait plus que les roues ne sortent pas de ce mini engin !! Je veux juste que ça s'arrête, je veux marcher sur la terre, je suis une terrienne moi !!! Qu'on me laisse sur terre !! Ouf, l'avion se pose, tranquille et là Jérôme me regarde: « Génial hein ? Époustouflant non ? »

Après le vol, on se pose regarder un film qui donne quelques explications sur ces lignes. Il semblerait que les Nascas étaient très doués en géométrie, aussi une fois avoir dessiné le symbole en petit, ils partaient dans le désert avec des instruments adéquats le reproduire en plus grand. Ensuite, les lignes seraient si bien marquées car ils les utiliseraient comme chemin de procession pour remercier leurs Dieux ou bien pour leur demander quelque chose. Plusieurs théories se recoupent, d'autres sont complètement différentes... Aujourd'hui encore ces lignes représentent un grand mystère. Retour à l'hôtel, tour dans la ville dans le marché de Nasca. On cherche une piscine, il fait tellement chaud, le soleil tape fort … On trouve un hôtel plutôt chic qui propose l'accès à la piscine, incluant une boisson et un sandwich. Parfait ! On se pose à la piscine, au soleil, avec un bouquin, le kiff ! Avant de repartir, on apprend que l'hôtel a un planétarium dédié à Maria Reich, une allemande qui a voué sa vie à ces lignes. Le rdv est pris, nous reviendrons plus tard avec nos sacs à dos avant de prendre le bus. 19h, nous revoilà dans ce bel hôtel, tout le monde s'y est donné rendez-vous, c'est fou. Il faut dire que nous avons choisi la version anglaise car la version en espagnole est trop tard par rapport à notre départ en bus. On rentre dans un petit planétarium, un guide nous raconte l'histoire des ces lignes et surtout l'implication de Maria Reich. Elle a vécu une partie de sa vie ici, c'est la raison pour laquelle l'hôtel, pour lui rendre hommage, a crée cet espace. Le guide nous parle de la version de Maria, qui pense que ces lignes sont un calendrier astrologiques. Une des lignes est parfaitement alignée au coucher du soleil le 21 juin, et idem pour une autre ligne le 21 décembre, les deux solstices... Impressionnant ! Cependant, on ne peut rien prouver. Les théories vont bon train, les explications aussi mais, au final, on ne saura jamais vraiment. Le mystère reste entier ! 22h, le bus de nuit nous attend pour allez à Arequipa. Buenas noches!

Jeudi, décembre 3 2009

Surco

 SAMSUNG DIGITAL CAMERALundi 30 novembre, vol par Avianca de Bogota à Lima à 13h30. Après un dernier petit déjeuner à l'appartement d'Ana-Berta y Alexandra, on finit de préparer les valises. Ana-Berta doit filer au travail, aussi, on se fait des adieux bref pour éviter les lagrimas... On reste à tchacher avec Alexandra, le temps file et l'échéance se rapproche. L'interphone sonne, le taxi est en bas... Un abrazo muy fuerte y on y va, ouh les larmes sont au rendez-vous, querida Alexandra, no vamos a llorar porque nos encontraremos... Dur dur cet au revoir … Ojala que nos vamos en la casa de la familia de Joanna, on va retrouver Gladys, rencontrer Fernando, el papa y los hermanos de Jojo.... Bacano ! Trois petites heures et puis voilà: Bienvenido en Péru ! Un taxi qui prend deux heures pour aller à Surco, deux heures à faire des tours et des détours pour enfin arriver. Pourtant, on avait dit au chauffeur qu'on voulait passer par la plage et monter par Ovalo Balta. Ca fait genre on connait... mais le chauffeur nous convaint que ça va être plus rapide par son chemin, au final mentiroso ! On arrive à 19h y pico, on retrouve Gladys. Que d'émotions !!! Petit tour de Surco trop mimi... Puis dodo au 4ème piso, dans un joli petit appartement. La casa a 4 étages, au rdc la tienda que tient le papa et River, au premier étage vivent Gladys y Fernando, au dessus vivent River, sa femme Beverly y leur fille Karem de 15 ans et au dernier l'appartement de Julio qu'il n'habite pas car il a une petite maison à qq cuadras de là, avec sa novia Cathy y su perro (segun el tiene 4 años, pero Cathy te dice que en realidad tiene 10 …) Après une bonne nuit de sommeil, on va prendre le petit-déjeuner chez Gladys y Fernando. Que c'est bon d'être là... Le téléphone sonne, Jojo au bout du fil, oulala l'émotion monte d'un cran, accrochée au téléphone Morgane pleure, Gladys est à côté toute aussi émue et Jérôme prend des photos. Heureusement dans une petite semaine, Gladys et Fernando vont en France pour voir leur fille, son amoureux et leur petit-fils Gabriel. On rencontre Julio y su novia Cathy et avec Gladys on file au restaurant du papa de Cathy. Il tient une cevicheria, restaurant de produits de la mer et de ceviche, trop trop bon ! On commande presque toute la carte. En attendant, le papa nous sert un petit apéritif pour nous ouvrir la faim comme ils disent, un torito, pisco dans un rocoto (piment rouge), bordé de sel, waou, caliente ! On goûte à tout, c'est vraiment hyper frais et surtout hyper bon : conchita à la parmesana (coquille Saint-Jacques), ceviche de pescado, chita a l'ajo (une sorte de dorade), choritos a la chalaca (moule garnie), jalea (friture de fuit de mer), ... on a du mal à s'arrêter, c'est vraiment trop bon ! En guise de digestif, un petit alcool mentholé. On va en rêver de cet endroit ! On sort de table à 16h, le ventre bien rempli et plutôt que de faire la sieste, on attrape un taxi, on monte à 5 dedans et filons au marché de textile en ville... Une promenade dans les rues bondées et bruyantes à la recherche de la marque Sydney, 100% algodon péruvien ! On rentre à la maison, et on se pose au salon. Julio file chez lui chercher une bouteille de Pisco pour préparer un petit cocktail dont les péruviens ont le secret, le Pisco Sour péruvien, pas chilien !!! Excellent ! Les français appellent le Pisco le Brandy péruvien. Il est 23h, l'heure d'aller s'enfiler quelques palitos d'anticucho : coeur de vache à la plancha. Trop, trop, trop bon ! Une petite échoppe au coin de la rue qui ne paie pas de mine, mais toute la ville s'y donne rendez-vous, surtout les fin de semana ! On n'a pas battu le record de Baptiste, soit 18 brochettes, mais avec le déjeuner, le défi était difficile à relever... Mercredi, petit tour à Miraflores à Lima pour faire quelques emplettes au mercado d'artisanat et surtout acheter de la plata ! Le Pérou est connu pour ses bijoux en argent. On achète pas grand chose, juste du repérage car maintenant on connait les prix. Un petit tour au Bembos, un fast food péruvien... Un Huachana.... muy rico ! Ensuite, on rentre à la maison, Fernando y Jérome regardent le match de foot, Liga Quito contra Rio en Copa de America del Sur pendant que les filles papotent en mangeant des fruits: Ciruela y Tuna, délicieux !!! Arrive l'heure du dîner on file chez Bernard manger un pollo a la brasa... Ici tout est comida, turismo culinario, Jérôme est au paradis ! On retourne à la casa, petite tisane digestive et on passe enfin un moment avec River qui vient de finir de bosser, cool ! On tchache un peu, il est bien tard mais nous avons tous rendez-vous à 2h du mat' ici et 8h du mat' en France avec.... Gabo porque es su cumpleaños, il a juste 2 ans ! Feliz cumpleaños querido ! On attend un peu crevé, Jérôme finalement déclare forfait et file dormir... Fernando nous rejoint une fois la boutique fermée et nous attendons ... On appelle Baptiste à 7h pour lui dire de se brancher sur skype, tout frais et bien réveillé, bien sûr on le retrouve et on discute ...Enfin, nous on parle, lui il écrit il n'a pas trouvé le micro, zut ! Et Gabo ?? il dort, il est encore trop tôt, bon ben qu'est ce qu'on fait ? On attend, River n'en peut plus et va se coucher. Arrive 8h, on est tous accrochés sur la petite fenêtre skype pour qu'elle apparaisse verte et soudain dring, dring...Baptiste à l'autre bout du fil, en costard avec son fiston en pyj à côté de lui, génial. Gladys, Fernando y Morgane chantent Happy Birthday, tous crevés mais ravis, et River décide de revenir à ce moment là, lui aussi en pyjama. Comme Gabriel est grand et beau, il arrive presque à dire Viva Peru ! Quel moment incroyable ! Allez zou, il est l'heure d'aller se coucher, on tombe de sommeil, en France tout le monde commence sa journée il est 8h30. Jeudi 3 décembre, nous avons un bus pour Nasca, nous préparons notre mochilla, on laisse pas mal d'affaires ici, voyager léger c'est mieux ! On a prévu de revenir ici le 14... On retrouvera Gladys y Fernando à Paris, dans le froid !! Petite parenthèse enchantée dans l'univers de la Joanna, que d'émotions !

Un momento en la familia de Joanna, ahora la conocemos que bien !! Tanto emocion de conocer este lugar, el pais de nuestra querida amiga !! Gracias por acojernos en su casa !! Y todos sus descubrimientos, falto la pelea del gallo, pero da igual vamos a regresar ! Que le vayan bien !

Gladys, Fernando, feliz viaje, nos vemos en Paris !

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Lundi, novembre 30 2009

Bogota

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Tout a commencé il y a une semaine, ici à Bogota, enfin non mentirosos ! Tout a commencé à Panama, où nous avons rencontré Janeth, enfin Alexandra pour sa famille, dans la maison de Fito, enfin Adolfo, qui nous a invité chez elle à Bogota... Et là, nous y voilà à Bogota ! Barrio Alamos Norte, appartamiento 304, chez Alexandra y su mama Ana Berta. Nous arrivons avec nos gros sacs à dos dans un joli petit appartement tout décoré pour Noël « nuestra casa es su casa » nous dit Ana-Berta en guise de bienvenue et ce fut le cas, nous nous sentons bien dès notre arrivée. Alexandra nous laisse sa chambre et dort avec sa maman et Chiqui, le chat fou mais trop mimi, le baron de la casa. Pour notre arrivée, Ana Berta nous prépare un ajiaco, soupe de Bogota, délicieuse ! On attendait de retrouver Alexandra pour enfin goûter l'ajiaco... Chevere ! Alexandra nous quitte rapidement car elle doit filer à l'université pour un examen. Ici, nous sommes en pleine fin d'année scolaire, les cours se terminent, on est diplômé et on profite des grandes vacances! Rentrée scolaire prévue pour mi-février. De notre côté, il faut absolument que l'on trouve un servientrega, un service de courrier privé, pour envoyer une caja en France de TOUT ce qu'on a acheté, ça commence à peser dans le sac à dos ! On file donc à l'agence la plus proche, avec tous nos paquets. Là on nous annonce qu'il faut présenter une facture pour chaque objet que l'on veut envoyer. C'est une blague ? La petite vieille qui vend des colliers sur le bord de la route, vous croyez qu'elle nous a édité une facture ? Pas moyen autrement... On y passera l'après-midi à chercher d'autres agences, bref, ça se complique ! On rentre à l'appart rincés et on tchache un peu avec les filles ensuite on file se coucher, et oui, on s'est quand même levé à 4h30... et demain nous attend une longue journée. Après un petit déjeuner bien copieux, on va prendre le transmilénio qui est le moyen de transport public avec les busetas pour traverser Bogota. Un voie lui est exclusivement réservée, ça permet d'aller plus vite, enfin plus vite, Bogota est tellement grande que cela prend plus d'une heure pour se retrouver dans le centre. Nous avons prévu d'aller visiter le musée de l'or, il vient juste de rouvrir car il était en restauration. Du coup, l'entrée est gratuite. Immense ce musée, mais on peut y passer des heures, c'est tellement beau et incroyable les différentes pièces, toutes ces histoires racontées au travers de chaque objet ! Ca fait rêver … On ne lâche pas l'appareil, sur chaque pièce, on reste émerveillé par ce travail si minutieux, si beau … Enfin c'est pas le tout, mais l'heure tourne et nous avons rdv. Au point touristique, Plaza Bolivar, avec un guide pour une visite guidée gratuite de la Candelaria ! Peu de personnes le savent, du coup nous ne sommes que nous 4 pour la visite top ! Super intéressant cette visite, on a continué la ballade dans les petites rues de la Candelaria pour arriver jusqu'à la petite plaza de El Chorro, quartier artistique et bohème de Bogota, avec des petites ruelles toutes colorées, des bars, de la musique partout, dans tous les coins et recoins … On redescend tout pour aller à la Florida, qui se trouve sur la septima pour y déguster un chocolat con queso. Oui, oui, un chocolat con queso avec du pain. Il est 17h, et la Florida, qui est un des plus vieux cafés de Bogota, est lleno de bogotanos qui viennent prendre leur goûter: ce fameux chocolat chaud dans lequel on plonge des morceaux de queso, similaire à euh...en fait y a pas de similaire chez nous ! Mais un fromage pas trop fort avec une texture de gruyère en plus mou. Délicieux ! Même si ça peut paraître surprenant … Le dimanche s'achève, nous sommes tous ravis de cette journée, on s'attache vite à Alexandra et à Ana-Berta, elles sont bacanas ! Ce soir c'est nous qui cuisinons, un petit tour par Carrefour Chevere et au menu une tartiflette! Les filles ont adoré … Ah on était content, c'était pas gagné avec le fromage...

Lundi matin, on file découvrir la région du café pour quelques jours... Retour prévu à Bogota le jeudi soir. On part un peu triste de la région du Quindio mais nous avons hâte de retrouver Ana-Berta et Alexandra. C'est réciproque, on se raconte tout ce qu'on a fait, et elles aussi, on leur offre nos regalos et hop au dodo. Vendredi, on reprend les affaires là où on les avait laissées c'est-à-dire envoyer cette caja en France. Tout d'abord, trouver un carton suffisamment grand pour tout, on va à l'exito et on repart avec 4 petits cartons pour en faire un bien grand. Finalement, on passera pas FedEx, ouf le carton est fait, le taxi est là direction l'aéroport pour envoyer le tout en France. Normalement tout doit arriver mercredi, on croise les doigts mais au prix de la caisse, vu son poids, on se dit que ça arrivera en temps et en heure. Ok, on repart les mains vides, plus légers, de 24kg... Maintenant, opération pèlerinage... Direction Calle 78-10/55 dans le nord pour aller voir un peu les maisons là bas, enfin les maisons non la maison où ont vécu les parents de Morgane, enfin elle aussi ! Ensuite, on va voir la Clinique Palermo, où Morgane est née, petite photo souvenir et hop un coup de fil à Alexandra pour se retrouver et aller chercher Ana-Berta à son boulot. Apéro dans un bar, un groupe toca en live, on ne s'entend plus, mais c'est sympa, le groupe se donne à fond ! Ils sont pas mal … Ce soir on a prévu d'inviter Alexandra et sa maman dans un restau français pour les remercier encore une fois de leur hospitalité et leur faire découvrir la cuisine française. On rentre un peu à pied, car on a bien et beaucoup mangé...

Samedi, petite journée tranquille enfin … Journée en famille, la soeur, le frère et les parents d'Ana-Berta viennent déjeuner, à 16h. Jerôme file à l'aéroport essayer de trouver un vol pour Lima pas trop cher pendant que Morgane reste avec Ana-Berta pour faire des courses. Au menu, une viande biste, recette 100% colombienne, et des petites tartes au poireaux 100% françaises. En rentrant des courses, devant la porte du gardien on retrouve toute la famille d'Ana-Berta. Et dire que normalement, ils sont toujours en retard, et ben cette fois ci ils sont tous là bien bien en avance. Ana-Berta, toute tranquille, est morte de rire, rien n'est prêt mais c'est pas grave, pas de stress, juste le plaisir d'être tous ensemble. Ca s'agite dans tous les sens, les petits, il y en a deux, un de 13 ans et un de 6 ans jouent au foot dans l'appart, les parents d'Ana-Berta regardent le foot en se tenant par la main, Ana-Berta est dans la cuisine avec sa soeur, son frère tchache Jérôme qui vient juste de rentrer. Et ça parle dans tous les sens, mais dès qu'il y a un GOAAAAAAAAAAAAAL, tout le monde se retrouve devant la tv. Trop marrant ! La table est un peu petite pour 11, alors on mange à tour de rôle, buena onda, chaleur et rires au programme c'est juste trop trop bon ! On passe la journée ensemble, on parle, on rit, on regarde le foot. Le soir, pas de dîner, juste un petit chocolat au lait et au lit !

Dimanche, dernière journée à Bogota : au programme visite du Mont Serrate. Après un petit déjeuner délicieux, des tamales avec un chocolat chaud, et après avoir passé la matinée à régler le problème de billets: nous avions des billets sur internet, mais on ne peut pas les acheter avec une carte bancaire qui n'est pas colombienne, on a donc fait une réservation téléphonique pour un tarif plus élevé à payer dans la journée. Et nous qui voulions commencer la journée de bonne heure, on se retrouve à sortir de l'agence de voyage à midi, ça nous a pris toute la matinée, grrrr, enfin on a les billets et maintenant y a plus qu'à profiter du temps qu'il nous reste.

Hop, taxi direction Plaza Bolivar pour retrouver Alexandra et aller déjeuner avant de monter au Mont Serrate. De là, une vue imprenable de toute la ciudad de Bogota, il y fait un peu plus froid, nous sommes à 3000m... Le dimanche, beaucoup de familles montent à l'église pour la messe. L'église n'est pas très grande, mais des hauts parleurs sont partout pour écouter la messe en cas de forte affluence, ce qui arrive souvent ! Notamment pendant la Semaine Sainte. Un tour du côté des tiendas touristiques, et ensuite par les restaurants qui servent la spécialité locale, la fritanga : fritures de tout criollas-petite pommes de terre, chicharon, boudin, salsichas, intestins... Tout ça a l'air bien rico mais pas ici, il vaut mieux aller dans un restaurant de quartier reconnu pour sa fritanga. Ce sera pour une prochaine fois... On redescend en funiculaire, nous étions montés en téléphérique, ça change comme ça ! Arrivés en bas, on prend le transmilénio direction la casa des parents d'Ana-Berta pour un chocolat con queso casero s'il vous plaît ! Le voyage est long mais il vaut la peine ! On arrive dans une résidence, tout le monde se connaît, on retrouve le papa et la maman, la soeur et son fiston. Un joli sapin de Noël est allumé dans l'entrée, on va au salon, la tv est allumée avec... du foot bien entendu, Cartagena joue contre Medellin. On raconte notre journée au Mont Serrate, on partage le fameux chocolat chaud con queso, délicieux, on crie un peu car Cartagena perd, enfin David, le niño est content il est supporter de toutes les équipes en rouge et Medellin a un maillot rouge ! Alors, il crie, il court, il est content ! On se raconte comment on fête Noël en France, comment eux ils le font ici. Ils se réunissent tous, chantent, jouent des maracas, portent des bonnet de Noël à leur noms, bref, ils sont heureux.

Quelle joie, quelle tourbillon de bonheur dans cette petite maison, ça nous touche droit au coeur, ils nous offrent un petit cahier de chanson traditionnelles avant Noël, avec un disque de musique également traditionnel. Quel moment, magique ! Se retrouver dans cette famille colombienne, le coeur sur la main, le rire dans les yeux, pfou un moment très fort. Les adieux se font, un jour peut-être ils viendront en France dans notre casa, ils sont plus que les bienvenus et bien sûr nous, nous reviendrons !!

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Quand on lit sur la couverture du guide de la Colombie, offert par l'office de tourisme, : « El riesgo es que te querias quedarse », ils n'ont pas tort et on se dit qu'ils ont trouvé une formule magique pour envoûter quiconque met les pieds sur le sol colombien. On pense avoir découvert l'ingrédient unique pour faire opérer la magie: ellos, les colombianos! Nous avons passé un mois en Colombie, un mois de merveilles, de rencontres, de richesses, d'émotion, de rires enfin nous sommes tombés amoureux de ce pays, de ces gens. Ils sont si alegre de vivre, si heureux, c'est contagieux et ça fait du bien !

Viva Colombia !!

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Alexandra, Ana-Berta fue chevere de vivir en su casa, de compartir este tiempo juntos. Ustedes nos han mostrado su ciudad, un dia nos encantaria si podemos mostrarles Paris !!! Lo pasemos increible aqui en Alamos Norte, appartamiento 304.... Muchissimas Gracias por todo, ojala que nos vemos pronto.... Que le vayan bien. Cuidense mucho ! Au revoir les petites !

Jeudi, novembre 26 2009

El Quindio

 SAMSUNG DIGITAL CAMERABogota-Arménia, lundi 23 novembre 12h30, arrivée prévue à 13h30. En bus, le voyage se fait sur la via Linea, un petit fil qui tournicote à travers les Andes et qui dure 7h. Le choix est vite fait, le temps nous est précieux, préservons le ! En un clin d'oeil, nous voilà à Arménia, mais quel vol ! Horrible, un petit coucou, encore une fois, qui doit voler par la force du vent.... A Arménia, Don Luis, notre chauffeur, nous attend, il nous accompagne à la Finca Combia, finca de café et également eco-hotel. Ca se fait beaucoup dans la région. Nous avons toute l'après-midi pour nous, nous profitons donc du magnifique cadre qui s'offre à nous: une vue splendide sur la vallée, un spa et une piscine à débordement... Le rêve ! Le lendemain, nous faisons un tour avec le dueño pour comprendre les différentes étapes de la production de café. Très intéressant, même si avec son accent c'est difficile de tout capter ! A la suite de la visite, on retrouve de nouveau Don Luis qui nous fait un petit tour des environs, visite d'Armenia, la seconde ville du département, passage par Finlandia pour finalement atterrir Casona de Lili à Salento. Et là commence la vraie histoire, notre vrai coup de foudre...

La Casona de Lili, une maison traditionnelle Calle Real, notre chambre donne sur la rue, génial on va se poser là, regarder les gens passer. On devient plus colombien que les colombiens ! On rencontre Lili, la dueña, en coup de vent car elle doit filer à Manizales garder ses petits-enfants. Ce coup de vent est d'une fraîcheur, totalement enivrante ! Cette señora est à elle seule un vrai terra moto, comme s'amuse à la décrire son amie Amparo qui la remplace pendant son absence. Un tourbillon de couleurs, de gaité, de joie de force et d'énergie WAOUH ! Quel bonheur de rester dans sa maison ! Quel dommage qu'elle s'en aille, mais comme ça nous devrons revenir pour mieux la connaître ! Nous découvrons Salento, un petit village perdu dans la Vallée de Cocora, mais pas si perdu que ça car plus de 57 000 étrangers y sont venus l'année dernière en l'espace de 20 jours. On monte découvrir la vue du mirador, époustouflant ! On discute avec les locaux venus admirer le paysage, certains viennent tous les jours car « à chaque fois c'est différent et puis cette œuvre là n'a pas de prix »nous dit-on, une lumière de fierté dans les yeux ! Petit dîner à la Parilla Bar, en haut de la Calle real, petite truite en gratin avec patacon géant, spécialité de la région. Au bord du feu, un verre de Norton Malbec dans les mains, on refait le monde... Et là, un type se pointe: « Hola, como estan ? Bien, bien y tu ? Yo soy Edison, votre guide pour le tour dans la Vallée de Cocora Ah ok, chevere ! » Voilà, comment a commencé notre rencontre avec Edison, un des meilleurs guide qu'on n'ait jamais eu ! Allez, c'est pas le tout mais au lit. Premier réveil dans la Casona de Lili, un petit déjeuner royal nous attend: des oeufs à la napolitaine préparés avec amour par notre querida Amparo ! Tomates revenues dans une sauce pesto, sur lesquelles on ajoute un oeuf au plat et par dessus une tranche de queso qui fond sur le tout,mmm un vrai délice … Edison vient nous chercher pile poil à l'heure, le temps de prendre un petit cafecito et nous voilà dans la Willis en direction de la Vallée. Un journée espectacular ! Nous montons sur des chevaux et comme des gauchos version colombienne nous chevauchons les monts et les rivières de la Vallée. On a fière allure sur nos destriers ! Arrivés à plus de 3000 mètres d'altitude nous sommes au mirador, on ne voit pas grand chose c'est tout recouvert de nuage, mais nous sommes enchantés. Peut-être qu'ici la terre est magique, peut-être qu'ici on a gardé ce respect pour la nature qui la rend si divine et enchanteresse ! Edison nous montre toutes les différentes orchidées du coin, il y en a tellement, elles sont si belles! On redescend par un autre chemin pour découvrir l'arbre national de Colombie: la palma de cera, des palmiers montant jusqu'à 60 mètres de haut! Pause dans une prairie de la vallée, entre les vaches et les palmiers. Edison nous conte tous ces projets de développement social qu'il a pour sa région. Touchant, très touchant, pourvu que d'ici peu, ils puissent voir le jour ! Nous sommes émerveillés devant la hauteur de ces palmiers qu'on appelle les ballerines colombiennes: elles dansent avec le vent. Sur le chemin du retour, Edison nous propose de nous emmener voir une cascade, nous sommes privilégiés, depuis qu'il est guide (cela fait 12 ans), nous sommes les 15ième qu'il emmène, muchissimas gracias. La cascade fait plus de 80 mètres de haut, le bruit, l'eau qui jaillit de la montagne, quel spectacle éblouissant !

Nous rentrons fourbus mais tellement heureux, quelle journée ! Avant d'aller nous coucher, on fait une petite vuelta dans le village et nous tombons sur le gymnase où se jouent des parties de foot en salle. Génial, un paquet de chips, on prend place sur les gradins et nous voilà seuls gringos au milieu de tous les salentinos ! Chevere ! Enfin, on ne fait pas long feu, il est 22h, l'heure d'aller se coucher. Ni de une ni de deux nous sommes dans les bras de Morphée, en plus c'est le nom de notre chambre. Dernier jour à Salento, on entend parler de la finca de Don Elias, un personnage dans le village. Don Elias tient une finca qu'il est en train de faire homologuer comme organique. Il propose des tours pour connaître les différentes étapes du café. Allez, on y va ? Zou, on retrouve Ulli, un allemand, Jeannine, une suisse et Melina, une sud-africaine, tous croisés la veille. On leur a filé nos bons tuyaux, et oui ça fait bientôt un mois que nous sommes ici, amoureux de ce pays aussi nos coups de coeur, les gens qui nous ont touchés on veut faire parler d'eux ! Un tour magique, emprunt d'authenticité, de gentillesse et de merveille. Le café donne des fleurs qui se transforment en graine, de vert elles deviennent rouge ou jaune, peu de différence de goût mais un nom différent arabica y colombiana. On les cueille entre décembre et février, ensuite on les épluche à l'aide d'une machine éplucheuse de peaux de graines de café. Ensuite, on les sèche, si il ne pleut pas, cela peut durer 8 jours et ensuite on les fait toaster pendant une demie-heure et listo ! Que ce petit bonhomme est émouvant ! Nous sommes totalement sous le charme de la région du Quindio. Retour au village, dernières compas dans ces tiendas d'artesanias, que de folieS ! Un petit tour dans le café de Don Pedro, découvert grâce à Morgan y Ramona ( France y Roumanie) pour y déguster un délicieux café, acheter un peu d'artisanat qui vient d'indigènes de la région du Choco, dans le coin Pacifique. Très joli ces petits sacs tissés. Il est l'heure de retourner à l'hostal de Lili pour dire au revoir. Comme c'est difficile, un boule dans la gorge, les yeux qui piquent et un peu humides, nous embrassons chaleureusement Amparo et filons direction Aéroport d'Armenia pour un vol direct hasta Bogota, chez Ana-Berta y Janeth, qu'on a hâte de retrouver ! Chevere ! Mais en attendant c'est reparti pour un tour de manège à bord d'un mini coucou !

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