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Départ de Santa Marta à 20h30 pour une arrivée prévue à 5h30. Premier bus de nuit … et quelle nuit ! Frigorifiés, recroquevillés et trimballés de gauche à droite, de haut en bas, bref secoués dans tous les sens avec la conduite plus que sportive du chauffeur ! 5h30, nous arrivons à Bucaramanga, cette compagnie a le mérite d'être ponctuelle ! Nous arrivons dans un terminal de bus qui pourrait être un aéroport tellement il est grand et moderne …avec des écrans de tv dans les toilettes! Nous sommes, maintenant, dans la région de Santander. De là, nous prenons un nouveau bus pour San Gil, capitale du tourisme d'aventures extrêmes, on y reste juste le temps de changer de bus pour arriver à Barichara à 15h. Waouh, nous sommes enfin arrivés ! Nous avons une adresse sur Barichara la Casa de Hercilia, une maison tenue par deux frères Diego y Miguel. Nous peinons à monter la côte, nous sommes en altitude et avec nos mochillas, dur dur ! Nous arrivons devant la casa porte ouverte, nous entrons et découvrons un joli patio « Buenos dias, como estan? » et voilà nous venons de rencontrer un des deux frères Becerra. Voilà comment ça fonctionne ici, cette casa est tu casa, tu peux te servir de tout musique, tv, cuisine, buanderie... Voici un plan de la ville et tout ce que vous pouvez y faire. Avant tout une bonne douche, froide bien sûr, car depuis que nous sommes arrivés en Colombie pas la peine d'avoir de l'eau chaude ! Et puis ensuite, une petite sieste pour se remettre de la nuit mouvementée en bus … Au programme, découverte du village, qui en 1975 a été déclaré le plus beau village de la Colombie, c'est vrai, comme dit le Lonely Planet « Barichara est le type de village dont rêvent les réalisateurs hollywoodiens ». Difficile de ne pas tomber sous le charme, des habitants, du village, des paysages … enfin tout ici n'est que rêve ! Nous prenons le camino real pour nous rendre dans un plus petit village Guane, coupé du monde, coupé du temps, 1h30 de marche dans la campagne colombienne, des odeurs de fleurs, d'herbe fraîchement coupée, de vaches, on voit des papillons, des oiseaux … On croise des locaux qui le font en sens inverses, courageux car pour nous ça descend ! Au retour, on prendra un collectivo … Arrivés à Guane, on découvre un tout petit village figé dans le temps. Sur la place principale, une église, des tiendas d'artisanat et un musée de paléontologie et d'archeologie. On rencontre un vieux monsieur qui tient un stand dans une boutique d'artesania, on discute avec lui de tout de rien, on lui achète des souvenirs «  Ici à Guane, tout a toujours été calme et tranquille même avant, ici les gens se connaissent et aiment cette liberté » Avant de partir, il nous offre à chacun un morceau de Quartz, ça porte bonheur ! Gracias et que vuelvan ! Et oui, à chaque rencontre, les colombiens finissent toujours pas un « Que le vayan bien y que vuelvan ! » On fait un tour dans le musée tenu par Cecilia, guide du musée. A chaque visiteur, elle ferme les portes et prend le temps de tout expliquer: deux grandes salles, une dédiée aux fossiles et l'autre dédiée aux indigènes Guane avec notamment, la momie d'une femme indigène Guane en position fœtale parfaitement conservée. Hallucinant !

On quitte à regret ce village et prenons un petit bus pour Barichara. Il est encore tôt, on en profite pour faire le tour de tout le village. Et là, on découvre un village culturel hyper actif ! On va visiter la Casa où est né Aquileo Parra, seul Président de la région de Santander. Cette maison est maintenant un atelier pour les « abuelos » du village afin de se retrouver, papoter, évoquer des souvenirs et travailler ensemble le tissage du fique pour fabriquer sacs, nappes, chemins de table... Nous allons ensuite à la fabrique de papier, rencontrer les taller de papel de fique, nous visitons l'usine, impressionnant. Ils ont reçu une commande importante de l'Université de Bucaramanga pour des pochettes, dans laquelle on mettra les diplômes … Quel beau travail ! Nous faisons le tour de toutes les petites tiendas d'artesania, Miguel nous a conseillé d'aller voir la tienda Forma de Luz, tenue par une française. Ok, pourquoi pas aller faire un tour, mais bon l'artisanat vaut mieux l'acheter chez des colombiens non ? On se perd un peu dans le village, on monte, on descend et on trouve enfin une boutique toute blanche « Forma de Luz », on passe le pas de la porte et là... on découvre un atelier d'artiste, incroyable ! La designer française, Muriel Garderet, prix de l'UNESCO en 1997 pour son travail d'artisant a décidé de venir habiter dans ce joli village ! Et les objets qu'elle dessine sont tout simplement magnifiques, nous sommes tombés amoureux d'une tête de lit, mais bon pas évident de voyager avec ! On a quand même craqué pour deux-trois petits objets un peu lourd, qu'il faudra réussir à porter … Retour à la casa, on discute avec Miguel, il nous file une adresse pour aller dîner un petit café trop mimi et délicieux. Tout ce que l'on veut parfait ! Avant, on se pose un peu sur la grande place face à l'église, on regarde les gens passer... Comme le temps passe vite, demain on reprend la route, on se rapproche de Bogota, on va rester quelques jours à Villa de Leyva, un autre petit village colonial.