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Samedi, décembre 12 2009

Machu Picchu

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Arrivés à Cusco à 22h, quelqu'un nous attend au terminal et on file à l'hostel pour nous coucher, on est un peu crevé ! Au réveil, nous faisons le point avec l'agence de voyage du tour au Lac Titicaca qui tient également l'hostal... Nous racontons notre déception et l'histoire de billets – impossible de revendre nos billets initiaux car il manquait le talon, ces bouts de papiers ne nous permettaient même pas de monter dans le bus... - et attendons de leur part un geste commercial, histoire de nous calmer. Mais quand la nana nous demande de payer la nuit que nous pensions gratuite, nous avons payé et sommes partis en claquant la porte !!! Nous changeons donc d'hostal et partons sac sur le dos, sous la pluie, vers le quartier des San Blas, pour l'hostel Inkari. Magnifique, grand patio, grande chambre, employés très sympathiques, un peu haut de gamme (25€ la nuit, on explose le budget !), ça fait pas de mal. Dans l'après-midi, nous attrapons un collectivo en direction de Pissac. Petit pueblo dans la vallée sacrée des Incas, Pissac est bien connu pour ses ruines, mais nous, nous y venons pour son marché artisanal hebdomadaire ! Après quelques heures à déambuler et quelques solès en moins, nous attendons le bus pour retourner à Cusco et là « Jérôme ! Morgane ! », qui nous connait ici à Pissac ??? Ah, chevere, Johanna y Juan Sebastian, le couple colombien rencontré au lac Titicaca ! Ils sont dans un taxi et font le tour de la vallée sacrée... et vont au Machu Picchu un jour avant nous. On a juste le temps de se donner rdv à Cusco, à notre hôtel le samedi, on leur réserve une chambre et chacun continue son chemin. Retour à Cusco en fin d'après-midi. Ce soir nous allons diner au restaurant « El gusto es nuestro », juste tous les deux, trop bon ! Un pisco sour nous met KO, et le verre de vin qui accompagne notre pavé de Lomo nous achève définitivement ! Vendredi midi, nous prenons un taxi en direction d'Ollantaytambo, village de la vallée sacrée, pour visiter les ruines avant de prendre le train pour Aguas Calientes. Nous faisons le tour avec un guide, ça change vraiment tout ! Hyper intéressant, un bon prologue avant le Machu Picchu ! Le train Inca Rail est une nouvelle compagnie qui a juste 2 mois, 100% péruvienne. Fini le monopole de Peru Rail, société anglaise qui récoltait jusqu'alors tous les bénéfices : un billet aller-retour 60 USD, 1000 personnes en saison basse et 4000 en saison haute, faites le calcul ! En dehors du camino Inca, la seule manière d'accéder à Aguas Calientes, au pied du Machu Picchu, est de prendre le train, enfin il paraît maintenant qu'on peut faire le tour pour éviter le train et partir à pied du village qui s'appelle Hydraulico. Le voyage dure 1h30, et nous profitons du paysage. Le décor change petit à petit et nous finissons par arriver dans la forêt, surplombée par les montagnes. Aguas Calientes n'a vraiment rien d'attirant. C'est une ville dortoir, pleine de restaurants et d'hôtels, à des prix indécents ! Au détour d'une terrasse, nous tombons sur Monica et Robbie, un couple d'italiens qui vivent aux Canaries en Espagne. Nous les avions rencontrés dans la vallée de Colca. Comme le monde est petit, surtout celui des voyageurs... En plus, ils sont dans le même hôtel que nous à Cusco, the place to be enfin plutôt, el lugar donde quedarse !! On se donne également rdv samedi soir! On prend l'apéro avec eux, ils nous racontent leur aventure au Machu Picchu, mais ne nous en disent pas trop, demain c'est notre tour !

La chambre est bien pourrie, mais c'est juste pour une courte nuit. Nous avons décider de monter à pied jusqu'à l'entrée du site, réveil prévu à 4h du mat' ! On pourrait monter en bus, mais c'est tellement moins sympa de faire la queue dans le froid avec tous les gringos et puis ça donne un peu un côté mystique et pélérinage de gravir la montagne pour atteindre la ville sacrée... Nous voilà donc partis ! Il fait encore nuit, mais nous ne sommes pas seuls. L'ambiance est étrange, c'est un peu la course, tout le monde veut arriver le premier. Nous, on veut juste arriver avant le premier bus... Au fil du chemin, la pression redescend, peut-être aussi calmés par l'ascension de cet escalier interminable. Nous arrivons en haut, pas trop mal classés ;-) Il est 5h30, le site ouvre à 6h00. Dans la queue, on nous propose un billet pour monter au Wayna Picchu, qui surplombe la ville, mais on préfère plutôt profiter du site. L'ascension du Wayna Picchu est difficile et le chemin est escarpé, aussi ils limitent l'entrée à 400 personnes. Pour visiter le site, nous prenons un guide. Il y a plein de choses à voir, mais c'est encore mieux de les comprendre ! CA Y EST ! Ya llegamos à Machu Picchu Machu Picchu, qui veut dire « Vieille montagne » est en fait le nom de la montage sur laquelle a été bâtie la ville. On ne connait pas son nom original. Nous découvrons devant nous cette ville pratiquement intacte... Même si on en a déjà vu plein d'images, c'est encore plus beau que ce qu'on peut imaginer ! C'est magique ! La ville se sépare en deux, un côté sous forme de terrasses dédié à l'agriculture et l'autre le côté résidentiel. Au dessus de tout ça culmine la « maison du gardien », passage obliger pour les visiteurs de l'époque et pour les touristes actuels qui y prennent la fameuse photo.

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Pendant que tous le monde se dirige vers le Wyana Picchu, nous suivons notre guide dans le quartier populaire de la ville. Nous explorons les rues étroites, découvrons à quoi ressemblait une maison typique : 3 pièces, chambre, salon et cuisine à part, où pouvaient vivre jusqu'à 10 personnes. Les bâtiments comportent peu de fenêtres, les gens de toute façon n'étaient pas là dans la journée... ça permet d'isoler un peu plus. Dans le quartier populaire, on trouve aussi des temples. Nous nous arrêtons quelques instants au temple dédié à la Paccha Mama, déposons quelques feuilles de coca en offrande et nous recueillons. Il y a au milieu du quartier le temple du Condor, dédié aux cérémonies funéraire. Au centre du temple se trouve une pierre taillée en forme de tête de condor. Les ailes sont matérialisées par deux énormes rochers. Le condor fait parti de la trilogie inca : condor pour le monde des esprits, puma pour le monde des vivants et serpent pour le monde des morts. Le condor a pour rôle de transporter le corps du défunt vers l'au-delà. Les incas ont une philosophie de vie basée sur l'échange, cela va toujours dans les deux sens. Pour remercier le condor pour son travail, on sacrifie un lama et fait couler son sang sur la pierre, jusqu'à son bec.

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Nous sortons du quartier et pouvont admirer les terrasses dédiées à l'agriculture. Au-dessus, un ensemble de bâtiments sont les réserves à grain. Ils sont facilement reconnaissables, car, à la différence des maisons, comportent plein de fenêtres. Cela permet une aération permanente, idéale pour la conservation. Génial, déjà à l'époque, ils avaient inventé le frigidaire !

On apprend que le terme Inca ne désigne pas le peuple. Inca qui veut dire en Quechua « Fils du soleil » désigne donc le roi ! Ce sont les espagnols qui ont appelé ce peuple Inca, c'est une erreur, en réalité ils étaient Quechua. On trouve beaucoup de gens au Pérou qui parlent Quechua et revendiquent leur appartenance à cette tribu !

Le temple du soleil est un génie d'astronomie. Ses deux fenêtres sont parfaitement alignées avec les points d'apparition du soleil lors des solstices d'été et d'hiver, les 21 juin et décembre. Les rayons du soleil viennent éclairer la pierre au centre du temple. Incroyable de précision ! Cela permettait de connaître la période de l'année et donc de prévoir la vie agricole de la cité. Le 21 décembre, le soleil sort de derrière la montagne par la « Porte du soleil ». C'est aussi le point d'entrée des randonneurs qui font l'Inca Trail. Nous montons vers la porte du soleil, nous aussi aurons un peu parcouru de camino real inca... à défaut des 5 jours de treck.

On trouve au sommet de la ville une pierre taillée comme les montagnes que l'on peut voir à l'horizon. Une maquette en quelque sorte, quel en est l'utilité ? Est-ce pour matérialiser ce qui parfois est masqué par le nuages ? En tout cas, c'est beau ! La citadelle est le point où toutes les énergies se concentrent. Un grosse pierre au milieu est reconnue comme la pierre sacrée, celle qui donne de l'énergie. Est-ce que c'est vrai ? À chacun d'y croire.

Quand on prend un guide, on décide d'écouter son histoire, chacun est un conteur et raconte plus ou moins bien, plus ou moins vrai l'histoire du lieu.

Le tour finit, nous lâchons notre guide et nous baladons dans les dédales de cette cité mystérieuse. Le soleil est généreux, nous brûle le bout du nez et les oreilles. On en prend pleins les yeux, cette lumière, cette ville, fantastique... On sait qu'on reviendra au Pérou, Calle Fernando Faustor, aussi, on quitte le site en lui disant à bientôt, juste une question de temps …

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Toucher du doigt son rêve est une des plus belles choses de la vie, et chacun ici a réalisé le sien...

Enfants du Soleil

On parcourt la Terre, le ciel...