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Colombie

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Lundi, novembre 30 2009

Bogota

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Tout a commencé il y a une semaine, ici à Bogota, enfin non mentirosos ! Tout a commencé à Panama, où nous avons rencontré Janeth, enfin Alexandra pour sa famille, dans la maison de Fito, enfin Adolfo, qui nous a invité chez elle à Bogota... Et là, nous y voilà à Bogota ! Barrio Alamos Norte, appartamiento 304, chez Alexandra y su mama Ana Berta. Nous arrivons avec nos gros sacs à dos dans un joli petit appartement tout décoré pour Noël « nuestra casa es su casa » nous dit Ana-Berta en guise de bienvenue et ce fut le cas, nous nous sentons bien dès notre arrivée. Alexandra nous laisse sa chambre et dort avec sa maman et Chiqui, le chat fou mais trop mimi, le baron de la casa. Pour notre arrivée, Ana Berta nous prépare un ajiaco, soupe de Bogota, délicieuse ! On attendait de retrouver Alexandra pour enfin goûter l'ajiaco... Chevere ! Alexandra nous quitte rapidement car elle doit filer à l'université pour un examen. Ici, nous sommes en pleine fin d'année scolaire, les cours se terminent, on est diplômé et on profite des grandes vacances! Rentrée scolaire prévue pour mi-février. De notre côté, il faut absolument que l'on trouve un servientrega, un service de courrier privé, pour envoyer une caja en France de TOUT ce qu'on a acheté, ça commence à peser dans le sac à dos ! On file donc à l'agence la plus proche, avec tous nos paquets. Là on nous annonce qu'il faut présenter une facture pour chaque objet que l'on veut envoyer. C'est une blague ? La petite vieille qui vend des colliers sur le bord de la route, vous croyez qu'elle nous a édité une facture ? Pas moyen autrement... On y passera l'après-midi à chercher d'autres agences, bref, ça se complique ! On rentre à l'appart rincés et on tchache un peu avec les filles ensuite on file se coucher, et oui, on s'est quand même levé à 4h30... et demain nous attend une longue journée. Après un petit déjeuner bien copieux, on va prendre le transmilénio qui est le moyen de transport public avec les busetas pour traverser Bogota. Un voie lui est exclusivement réservée, ça permet d'aller plus vite, enfin plus vite, Bogota est tellement grande que cela prend plus d'une heure pour se retrouver dans le centre. Nous avons prévu d'aller visiter le musée de l'or, il vient juste de rouvrir car il était en restauration. Du coup, l'entrée est gratuite. Immense ce musée, mais on peut y passer des heures, c'est tellement beau et incroyable les différentes pièces, toutes ces histoires racontées au travers de chaque objet ! Ca fait rêver … On ne lâche pas l'appareil, sur chaque pièce, on reste émerveillé par ce travail si minutieux, si beau … Enfin c'est pas le tout, mais l'heure tourne et nous avons rdv. Au point touristique, Plaza Bolivar, avec un guide pour une visite guidée gratuite de la Candelaria ! Peu de personnes le savent, du coup nous ne sommes que nous 4 pour la visite top ! Super intéressant cette visite, on a continué la ballade dans les petites rues de la Candelaria pour arriver jusqu'à la petite plaza de El Chorro, quartier artistique et bohème de Bogota, avec des petites ruelles toutes colorées, des bars, de la musique partout, dans tous les coins et recoins … On redescend tout pour aller à la Florida, qui se trouve sur la septima pour y déguster un chocolat con queso. Oui, oui, un chocolat con queso avec du pain. Il est 17h, et la Florida, qui est un des plus vieux cafés de Bogota, est lleno de bogotanos qui viennent prendre leur goûter: ce fameux chocolat chaud dans lequel on plonge des morceaux de queso, similaire à euh...en fait y a pas de similaire chez nous ! Mais un fromage pas trop fort avec une texture de gruyère en plus mou. Délicieux ! Même si ça peut paraître surprenant … Le dimanche s'achève, nous sommes tous ravis de cette journée, on s'attache vite à Alexandra et à Ana-Berta, elles sont bacanas ! Ce soir c'est nous qui cuisinons, un petit tour par Carrefour Chevere et au menu une tartiflette! Les filles ont adoré … Ah on était content, c'était pas gagné avec le fromage...

Lundi matin, on file découvrir la région du café pour quelques jours... Retour prévu à Bogota le jeudi soir. On part un peu triste de la région du Quindio mais nous avons hâte de retrouver Ana-Berta et Alexandra. C'est réciproque, on se raconte tout ce qu'on a fait, et elles aussi, on leur offre nos regalos et hop au dodo. Vendredi, on reprend les affaires là où on les avait laissées c'est-à-dire envoyer cette caja en France. Tout d'abord, trouver un carton suffisamment grand pour tout, on va à l'exito et on repart avec 4 petits cartons pour en faire un bien grand. Finalement, on passera pas FedEx, ouf le carton est fait, le taxi est là direction l'aéroport pour envoyer le tout en France. Normalement tout doit arriver mercredi, on croise les doigts mais au prix de la caisse, vu son poids, on se dit que ça arrivera en temps et en heure. Ok, on repart les mains vides, plus légers, de 24kg... Maintenant, opération pèlerinage... Direction Calle 78-10/55 dans le nord pour aller voir un peu les maisons là bas, enfin les maisons non la maison où ont vécu les parents de Morgane, enfin elle aussi ! Ensuite, on va voir la Clinique Palermo, où Morgane est née, petite photo souvenir et hop un coup de fil à Alexandra pour se retrouver et aller chercher Ana-Berta à son boulot. Apéro dans un bar, un groupe toca en live, on ne s'entend plus, mais c'est sympa, le groupe se donne à fond ! Ils sont pas mal … Ce soir on a prévu d'inviter Alexandra et sa maman dans un restau français pour les remercier encore une fois de leur hospitalité et leur faire découvrir la cuisine française. On rentre un peu à pied, car on a bien et beaucoup mangé...

Samedi, petite journée tranquille enfin … Journée en famille, la soeur, le frère et les parents d'Ana-Berta viennent déjeuner, à 16h. Jerôme file à l'aéroport essayer de trouver un vol pour Lima pas trop cher pendant que Morgane reste avec Ana-Berta pour faire des courses. Au menu, une viande biste, recette 100% colombienne, et des petites tartes au poireaux 100% françaises. En rentrant des courses, devant la porte du gardien on retrouve toute la famille d'Ana-Berta. Et dire que normalement, ils sont toujours en retard, et ben cette fois ci ils sont tous là bien bien en avance. Ana-Berta, toute tranquille, est morte de rire, rien n'est prêt mais c'est pas grave, pas de stress, juste le plaisir d'être tous ensemble. Ca s'agite dans tous les sens, les petits, il y en a deux, un de 13 ans et un de 6 ans jouent au foot dans l'appart, les parents d'Ana-Berta regardent le foot en se tenant par la main, Ana-Berta est dans la cuisine avec sa soeur, son frère tchache Jérôme qui vient juste de rentrer. Et ça parle dans tous les sens, mais dès qu'il y a un GOAAAAAAAAAAAAAL, tout le monde se retrouve devant la tv. Trop marrant ! La table est un peu petite pour 11, alors on mange à tour de rôle, buena onda, chaleur et rires au programme c'est juste trop trop bon ! On passe la journée ensemble, on parle, on rit, on regarde le foot. Le soir, pas de dîner, juste un petit chocolat au lait et au lit !

Dimanche, dernière journée à Bogota : au programme visite du Mont Serrate. Après un petit déjeuner délicieux, des tamales avec un chocolat chaud, et après avoir passé la matinée à régler le problème de billets: nous avions des billets sur internet, mais on ne peut pas les acheter avec une carte bancaire qui n'est pas colombienne, on a donc fait une réservation téléphonique pour un tarif plus élevé à payer dans la journée. Et nous qui voulions commencer la journée de bonne heure, on se retrouve à sortir de l'agence de voyage à midi, ça nous a pris toute la matinée, grrrr, enfin on a les billets et maintenant y a plus qu'à profiter du temps qu'il nous reste.

Hop, taxi direction Plaza Bolivar pour retrouver Alexandra et aller déjeuner avant de monter au Mont Serrate. De là, une vue imprenable de toute la ciudad de Bogota, il y fait un peu plus froid, nous sommes à 3000m... Le dimanche, beaucoup de familles montent à l'église pour la messe. L'église n'est pas très grande, mais des hauts parleurs sont partout pour écouter la messe en cas de forte affluence, ce qui arrive souvent ! Notamment pendant la Semaine Sainte. Un tour du côté des tiendas touristiques, et ensuite par les restaurants qui servent la spécialité locale, la fritanga : fritures de tout criollas-petite pommes de terre, chicharon, boudin, salsichas, intestins... Tout ça a l'air bien rico mais pas ici, il vaut mieux aller dans un restaurant de quartier reconnu pour sa fritanga. Ce sera pour une prochaine fois... On redescend en funiculaire, nous étions montés en téléphérique, ça change comme ça ! Arrivés en bas, on prend le transmilénio direction la casa des parents d'Ana-Berta pour un chocolat con queso casero s'il vous plaît ! Le voyage est long mais il vaut la peine ! On arrive dans une résidence, tout le monde se connaît, on retrouve le papa et la maman, la soeur et son fiston. Un joli sapin de Noël est allumé dans l'entrée, on va au salon, la tv est allumée avec... du foot bien entendu, Cartagena joue contre Medellin. On raconte notre journée au Mont Serrate, on partage le fameux chocolat chaud con queso, délicieux, on crie un peu car Cartagena perd, enfin David, le niño est content il est supporter de toutes les équipes en rouge et Medellin a un maillot rouge ! Alors, il crie, il court, il est content ! On se raconte comment on fête Noël en France, comment eux ils le font ici. Ils se réunissent tous, chantent, jouent des maracas, portent des bonnet de Noël à leur noms, bref, ils sont heureux.

Quelle joie, quelle tourbillon de bonheur dans cette petite maison, ça nous touche droit au coeur, ils nous offrent un petit cahier de chanson traditionnelles avant Noël, avec un disque de musique également traditionnel. Quel moment, magique ! Se retrouver dans cette famille colombienne, le coeur sur la main, le rire dans les yeux, pfou un moment très fort. Les adieux se font, un jour peut-être ils viendront en France dans notre casa, ils sont plus que les bienvenus et bien sûr nous, nous reviendrons !!

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Quand on lit sur la couverture du guide de la Colombie, offert par l'office de tourisme, : « El riesgo es que te querias quedarse », ils n'ont pas tort et on se dit qu'ils ont trouvé une formule magique pour envoûter quiconque met les pieds sur le sol colombien. On pense avoir découvert l'ingrédient unique pour faire opérer la magie: ellos, les colombianos! Nous avons passé un mois en Colombie, un mois de merveilles, de rencontres, de richesses, d'émotion, de rires enfin nous sommes tombés amoureux de ce pays, de ces gens. Ils sont si alegre de vivre, si heureux, c'est contagieux et ça fait du bien !

Viva Colombia !!

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Alexandra, Ana-Berta fue chevere de vivir en su casa, de compartir este tiempo juntos. Ustedes nos han mostrado su ciudad, un dia nos encantaria si podemos mostrarles Paris !!! Lo pasemos increible aqui en Alamos Norte, appartamiento 304.... Muchissimas Gracias por todo, ojala que nos vemos pronto.... Que le vayan bien. Cuidense mucho ! Au revoir les petites !

Jeudi, novembre 26 2009

El Quindio

 SAMSUNG DIGITAL CAMERABogota-Arménia, lundi 23 novembre 12h30, arrivée prévue à 13h30. En bus, le voyage se fait sur la via Linea, un petit fil qui tournicote à travers les Andes et qui dure 7h. Le choix est vite fait, le temps nous est précieux, préservons le ! En un clin d'oeil, nous voilà à Arménia, mais quel vol ! Horrible, un petit coucou, encore une fois, qui doit voler par la force du vent.... A Arménia, Don Luis, notre chauffeur, nous attend, il nous accompagne à la Finca Combia, finca de café et également eco-hotel. Ca se fait beaucoup dans la région. Nous avons toute l'après-midi pour nous, nous profitons donc du magnifique cadre qui s'offre à nous: une vue splendide sur la vallée, un spa et une piscine à débordement... Le rêve ! Le lendemain, nous faisons un tour avec le dueño pour comprendre les différentes étapes de la production de café. Très intéressant, même si avec son accent c'est difficile de tout capter ! A la suite de la visite, on retrouve de nouveau Don Luis qui nous fait un petit tour des environs, visite d'Armenia, la seconde ville du département, passage par Finlandia pour finalement atterrir Casona de Lili à Salento. Et là commence la vraie histoire, notre vrai coup de foudre...

La Casona de Lili, une maison traditionnelle Calle Real, notre chambre donne sur la rue, génial on va se poser là, regarder les gens passer. On devient plus colombien que les colombiens ! On rencontre Lili, la dueña, en coup de vent car elle doit filer à Manizales garder ses petits-enfants. Ce coup de vent est d'une fraîcheur, totalement enivrante ! Cette señora est à elle seule un vrai terra moto, comme s'amuse à la décrire son amie Amparo qui la remplace pendant son absence. Un tourbillon de couleurs, de gaité, de joie de force et d'énergie WAOUH ! Quel bonheur de rester dans sa maison ! Quel dommage qu'elle s'en aille, mais comme ça nous devrons revenir pour mieux la connaître ! Nous découvrons Salento, un petit village perdu dans la Vallée de Cocora, mais pas si perdu que ça car plus de 57 000 étrangers y sont venus l'année dernière en l'espace de 20 jours. On monte découvrir la vue du mirador, époustouflant ! On discute avec les locaux venus admirer le paysage, certains viennent tous les jours car « à chaque fois c'est différent et puis cette œuvre là n'a pas de prix »nous dit-on, une lumière de fierté dans les yeux ! Petit dîner à la Parilla Bar, en haut de la Calle real, petite truite en gratin avec patacon géant, spécialité de la région. Au bord du feu, un verre de Norton Malbec dans les mains, on refait le monde... Et là, un type se pointe: « Hola, como estan ? Bien, bien y tu ? Yo soy Edison, votre guide pour le tour dans la Vallée de Cocora Ah ok, chevere ! » Voilà, comment a commencé notre rencontre avec Edison, un des meilleurs guide qu'on n'ait jamais eu ! Allez, c'est pas le tout mais au lit. Premier réveil dans la Casona de Lili, un petit déjeuner royal nous attend: des oeufs à la napolitaine préparés avec amour par notre querida Amparo ! Tomates revenues dans une sauce pesto, sur lesquelles on ajoute un oeuf au plat et par dessus une tranche de queso qui fond sur le tout,mmm un vrai délice … Edison vient nous chercher pile poil à l'heure, le temps de prendre un petit cafecito et nous voilà dans la Willis en direction de la Vallée. Un journée espectacular ! Nous montons sur des chevaux et comme des gauchos version colombienne nous chevauchons les monts et les rivières de la Vallée. On a fière allure sur nos destriers ! Arrivés à plus de 3000 mètres d'altitude nous sommes au mirador, on ne voit pas grand chose c'est tout recouvert de nuage, mais nous sommes enchantés. Peut-être qu'ici la terre est magique, peut-être qu'ici on a gardé ce respect pour la nature qui la rend si divine et enchanteresse ! Edison nous montre toutes les différentes orchidées du coin, il y en a tellement, elles sont si belles! On redescend par un autre chemin pour découvrir l'arbre national de Colombie: la palma de cera, des palmiers montant jusqu'à 60 mètres de haut! Pause dans une prairie de la vallée, entre les vaches et les palmiers. Edison nous conte tous ces projets de développement social qu'il a pour sa région. Touchant, très touchant, pourvu que d'ici peu, ils puissent voir le jour ! Nous sommes émerveillés devant la hauteur de ces palmiers qu'on appelle les ballerines colombiennes: elles dansent avec le vent. Sur le chemin du retour, Edison nous propose de nous emmener voir une cascade, nous sommes privilégiés, depuis qu'il est guide (cela fait 12 ans), nous sommes les 15ième qu'il emmène, muchissimas gracias. La cascade fait plus de 80 mètres de haut, le bruit, l'eau qui jaillit de la montagne, quel spectacle éblouissant !

Nous rentrons fourbus mais tellement heureux, quelle journée ! Avant d'aller nous coucher, on fait une petite vuelta dans le village et nous tombons sur le gymnase où se jouent des parties de foot en salle. Génial, un paquet de chips, on prend place sur les gradins et nous voilà seuls gringos au milieu de tous les salentinos ! Chevere ! Enfin, on ne fait pas long feu, il est 22h, l'heure d'aller se coucher. Ni de une ni de deux nous sommes dans les bras de Morphée, en plus c'est le nom de notre chambre. Dernier jour à Salento, on entend parler de la finca de Don Elias, un personnage dans le village. Don Elias tient une finca qu'il est en train de faire homologuer comme organique. Il propose des tours pour connaître les différentes étapes du café. Allez, on y va ? Zou, on retrouve Ulli, un allemand, Jeannine, une suisse et Melina, une sud-africaine, tous croisés la veille. On leur a filé nos bons tuyaux, et oui ça fait bientôt un mois que nous sommes ici, amoureux de ce pays aussi nos coups de coeur, les gens qui nous ont touchés on veut faire parler d'eux ! Un tour magique, emprunt d'authenticité, de gentillesse et de merveille. Le café donne des fleurs qui se transforment en graine, de vert elles deviennent rouge ou jaune, peu de différence de goût mais un nom différent arabica y colombiana. On les cueille entre décembre et février, ensuite on les épluche à l'aide d'une machine éplucheuse de peaux de graines de café. Ensuite, on les sèche, si il ne pleut pas, cela peut durer 8 jours et ensuite on les fait toaster pendant une demie-heure et listo ! Que ce petit bonhomme est émouvant ! Nous sommes totalement sous le charme de la région du Quindio. Retour au village, dernières compas dans ces tiendas d'artesanias, que de folieS ! Un petit tour dans le café de Don Pedro, découvert grâce à Morgan y Ramona ( France y Roumanie) pour y déguster un délicieux café, acheter un peu d'artisanat qui vient d'indigènes de la région du Choco, dans le coin Pacifique. Très joli ces petits sacs tissés. Il est l'heure de retourner à l'hostal de Lili pour dire au revoir. Comme c'est difficile, un boule dans la gorge, les yeux qui piquent et un peu humides, nous embrassons chaleureusement Amparo et filons direction Aéroport d'Armenia pour un vol direct hasta Bogota, chez Ana-Berta y Janeth, qu'on a hâte de retrouver ! Chevere ! Mais en attendant c'est reparti pour un tour de manège à bord d'un mini coucou !

Samedi, novembre 21 2009

BOGOTA

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Ca y est j'y suis !

Depuis le temps que je rêvais de découvrir Bogota, ma ville !

¡ Mi sueño hecho realidad !

Vendredi, novembre 20 2009

Villa de Leyva

 SAMSUNG DIGITAL CAMERAMercredi 8h, direction la petite oficina de bus pour aller à Tunja. Avant on quitte à regret la Casa de Hercilia, on se dit au revoir et à bientôt. On reviendra bientôt, on ira voir leur finca qu'ils sont en train de créer dans le coin, une finca de mariposas... On arrive juste à temps pour prendre le petit bus et hop 4 heures de bus et on arrive dans la région de la Boyaca. On nous explique rapidement que ça veut aussi dire qu'il faut ouvrir sa bouche pour négocier les prix ! Encore deux petites heures de montagne pour arriver enfin à Villa de Leyva. Un village classé monument historique, adorable ! Mais c'est vrai qu'après avoir vu Barichara, la barre est haute... On se promène dans la ville, on passe à l'office de tourisme, on discute avec la gérante, elle est trop gentille. Elle nous conseille de réserver un servicio publico pour visiter les alentours. Ok parfait pour nous ! Avant de partir, elle nous trouve sympa et nous offre un DVD de présentation de Villa de Leyva, chevere ! Une belle journée qui se termine sous une pluie torrentielle, on coure dans les rues pavées pour rejoindre l'hôtel, on a choisit le plus beau mais le plus loin ! On arrive tremper... Cet hôtel est un ancien moulin, c'est le bâtiment le plus ancien du village, il y règne une atmosphère d'un autre temps. Le jardin est immense et il y a même une piscine d'eau naturelle qui descend des montagnes, « agua fresca y medicinal ». Enfin, on n'aura pas le temps d'y faire trempette. Le lendemain, check out, on change d'hôtel et on rencontre notre chauffeur pour la journée. Direction Raquira, un petit pueblo, pleins de couleurs très mignon ! Et puis surtout ce petit pueblo est connu pour son artisanat, et oui des tiendas y des tiendas dans la rue principale qui vendent la même chose- mais pas vraiment- du coup, on fait des tours et des tours pour trouver notre bonheur, que l'on a bien sûr trouvé. Quelques heures après, on retrouve Carlos, le chauffeur, et on continue la visite. Direction Pozos azules, kesako ? Des petits lacs d'eau naturelle, de couleur verte à cause du souffre. L'eau est médicinale, mais on n'a pas le droit de se baigner, enfin comme on est les seuls touristes, la responsable du lieu nous y autorise. Hop, petit plongeon au milieu du désert, un masque de boue sur le visage car c'est bon pour la peau et nous voilà reparti pour continuer la visite : à la rencontre de El fossil. Ce petit musée contient des merveilles de fossiles. Impressionnant dont un squelette d'un cronosaurio. Le tour est assez vite fait, tiens une petit boutique de bijoux artisanat ça faisait longtemps, et puis ce n'est pas du tout la même chose qu'à Raquira... Allez zou, en route vers un monastère Sancti Ecce Homo, construit en 1620. Dans le silence, on découvre toutes les pièces de ce lieu de prières. Maintenant, le monastère est juste un lieu de passage pour les Frères. On file ensuite au Parque Arqueologico de Monquira, Carlos nous dit qu'il est préférable de faire la visite avec un guide, cependant tous les guides sont partis à une réunion, du coup visite sans information. Dommage vraiment, parce que pour comprendre ces pierres et ce parc archéologique, pas évident. L'importance de la sexualité humaine et la préoccupation pour la fécondité des paysans sont révélées par les monolythes taillés, chargés de force, de valeurs spirituelles et magiques. On découvre aussi l'observatoire solaire de Muisca, il s'en servait pour connaître les saisons, les événements solaires comme les éclipses... On en fait vite le tour, on est un peu déçu de ne pas avoir eu un guide pour nous raconter un peu les secrets de cet endroit magique… Avant de rentrer, on fait un petit tour pour tomber sur la plus grande céramique du monde : une maison en terre. On se croirait un peu dans un dessin animé ! L'architecte, colombien, a dessiné les plans de cette maison qui doit devenir, un jour, sa maison de campagne. On rencontre un ouvrier du chantier, il travaille depuis le début soit bientôt 11 ans ...Waouh ! Un poco loco l' architecto ! Retour à Villa de Leyva, crevés mais content de cette belle journée. Demain, on verra bien, tal vez se reposer un peu dans ce petit village avant de se rendre à Bogota.

Mercredi, novembre 18 2009

Barichara

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Départ de Santa Marta à 20h30 pour une arrivée prévue à 5h30. Premier bus de nuit … et quelle nuit ! Frigorifiés, recroquevillés et trimballés de gauche à droite, de haut en bas, bref secoués dans tous les sens avec la conduite plus que sportive du chauffeur ! 5h30, nous arrivons à Bucaramanga, cette compagnie a le mérite d'être ponctuelle ! Nous arrivons dans un terminal de bus qui pourrait être un aéroport tellement il est grand et moderne …avec des écrans de tv dans les toilettes! Nous sommes, maintenant, dans la région de Santander. De là, nous prenons un nouveau bus pour San Gil, capitale du tourisme d'aventures extrêmes, on y reste juste le temps de changer de bus pour arriver à Barichara à 15h. Waouh, nous sommes enfin arrivés ! Nous avons une adresse sur Barichara la Casa de Hercilia, une maison tenue par deux frères Diego y Miguel. Nous peinons à monter la côte, nous sommes en altitude et avec nos mochillas, dur dur ! Nous arrivons devant la casa porte ouverte, nous entrons et découvrons un joli patio « Buenos dias, como estan? » et voilà nous venons de rencontrer un des deux frères Becerra. Voilà comment ça fonctionne ici, cette casa est tu casa, tu peux te servir de tout musique, tv, cuisine, buanderie... Voici un plan de la ville et tout ce que vous pouvez y faire. Avant tout une bonne douche, froide bien sûr, car depuis que nous sommes arrivés en Colombie pas la peine d'avoir de l'eau chaude ! Et puis ensuite, une petite sieste pour se remettre de la nuit mouvementée en bus … Au programme, découverte du village, qui en 1975 a été déclaré le plus beau village de la Colombie, c'est vrai, comme dit le Lonely Planet « Barichara est le type de village dont rêvent les réalisateurs hollywoodiens ». Difficile de ne pas tomber sous le charme, des habitants, du village, des paysages … enfin tout ici n'est que rêve ! Nous prenons le camino real pour nous rendre dans un plus petit village Guane, coupé du monde, coupé du temps, 1h30 de marche dans la campagne colombienne, des odeurs de fleurs, d'herbe fraîchement coupée, de vaches, on voit des papillons, des oiseaux … On croise des locaux qui le font en sens inverses, courageux car pour nous ça descend ! Au retour, on prendra un collectivo … Arrivés à Guane, on découvre un tout petit village figé dans le temps. Sur la place principale, une église, des tiendas d'artisanat et un musée de paléontologie et d'archeologie. On rencontre un vieux monsieur qui tient un stand dans une boutique d'artesania, on discute avec lui de tout de rien, on lui achète des souvenirs «  Ici à Guane, tout a toujours été calme et tranquille même avant, ici les gens se connaissent et aiment cette liberté » Avant de partir, il nous offre à chacun un morceau de Quartz, ça porte bonheur ! Gracias et que vuelvan ! Et oui, à chaque rencontre, les colombiens finissent toujours pas un « Que le vayan bien y que vuelvan ! » On fait un tour dans le musée tenu par Cecilia, guide du musée. A chaque visiteur, elle ferme les portes et prend le temps de tout expliquer: deux grandes salles, une dédiée aux fossiles et l'autre dédiée aux indigènes Guane avec notamment, la momie d'une femme indigène Guane en position fœtale parfaitement conservée. Hallucinant !

On quitte à regret ce village et prenons un petit bus pour Barichara. Il est encore tôt, on en profite pour faire le tour de tout le village. Et là, on découvre un village culturel hyper actif ! On va visiter la Casa où est né Aquileo Parra, seul Président de la région de Santander. Cette maison est maintenant un atelier pour les « abuelos » du village afin de se retrouver, papoter, évoquer des souvenirs et travailler ensemble le tissage du fique pour fabriquer sacs, nappes, chemins de table... Nous allons ensuite à la fabrique de papier, rencontrer les taller de papel de fique, nous visitons l'usine, impressionnant. Ils ont reçu une commande importante de l'Université de Bucaramanga pour des pochettes, dans laquelle on mettra les diplômes … Quel beau travail ! Nous faisons le tour de toutes les petites tiendas d'artesania, Miguel nous a conseillé d'aller voir la tienda Forma de Luz, tenue par une française. Ok, pourquoi pas aller faire un tour, mais bon l'artisanat vaut mieux l'acheter chez des colombiens non ? On se perd un peu dans le village, on monte, on descend et on trouve enfin une boutique toute blanche « Forma de Luz », on passe le pas de la porte et là... on découvre un atelier d'artiste, incroyable ! La designer française, Muriel Garderet, prix de l'UNESCO en 1997 pour son travail d'artisant a décidé de venir habiter dans ce joli village ! Et les objets qu'elle dessine sont tout simplement magnifiques, nous sommes tombés amoureux d'une tête de lit, mais bon pas évident de voyager avec ! On a quand même craqué pour deux-trois petits objets un peu lourd, qu'il faudra réussir à porter … Retour à la casa, on discute avec Miguel, il nous file une adresse pour aller dîner un petit café trop mimi et délicieux. Tout ce que l'on veut parfait ! Avant, on se pose un peu sur la grande place face à l'église, on regarde les gens passer... Comme le temps passe vite, demain on reprend la route, on se rapproche de Bogota, on va rester quelques jours à Villa de Leyva, un autre petit village colonial.

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