Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Colombie

Fil des billets

Dimanche, novembre 15 2009

Parque Tayrona

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA

7h30 pétante, le chauffeur du mini-van, et nous qui prenions notre temps en pensant que ce serait un horaire colombien...

0n saute dans le bus direction Baranquilla, de là on prend un servicio publico- une voiture privée avec chauffeur- pour aller à la finca Los Angeles. Arrivée 13h, on passe un portail rouge sur le bord de la route et pendant 500 mètres on traverse un jardin sauvage, le chemin est de terre avec des bosses, des trous, des creux et puis tout un coup on se retrouve face à la mer.

On fait la connaissance de Nohémi qui est la fille des propriétaires et la gérante de la partie touristique de la finca. Son grand sourire nous accueille et nous sommes déjà sous le charme de ce lieu incroyable... Notre tente est déjà montée, juste à l'orée de la plage, protégée du vent par un bosquet et installée sous un figuier. Nous rencontrons les autres hôtes présents aujourd'hui : une jeune péruvienne Josepha qui habite Bogota mais qui repart déjà ce soir, juste le temps d'échanger les emails, et Daniele, sa soeur Catalina et Ricardo, trois colombiens de Bogota, en vacances pour quelques jours après avoir passé trois semaines avec l'armée comme instructeurs en escalade. Daniele et Ricardo ont en effet une école spécialisée dans la sécurité des sports extrêmes et une agence d'aventure à la découverte de la faune et de la flore des Andes. Première journée plutôt calme, nous profitons de la mer et de la plage. En fin de journée, Nohémi nous fait faire le tour de la finca et nous présente à sa maman. Nous restons un bon bout de temps à discuter de la Colombie, de la France et de la vie en générale... délicieux moment tout en simplicité ! A peine notre diner terminé -poisson grillé accompagné de patacones- la pluie nous envoie directement nous coucher sous la tente. Le lendemain, il fait très beau, la pluie est passée et une belle journée s'annonce. Nous avons rendez-vous avec un guide pour aller faire une virée au Parc Tayronna, réputé pour la beauté de ses plages. Le parc est uniquement piéton et il faut marcher 45 minutes dans la forêt pour atteindre la côte. Ensuite, en longeant la côte, on passe de plage en plage, toutes différentes les unes des autres. Les rochers de granite nous font penser à la Bretagne... Nous passons la journée avec les trois colombiens et notre guide Harold. Enfin un guide à la hauteur ! Il nous parle du parc, composé de plus de 35 plages, nous rattrapons aussi nos lacunes sur la Ciudad Perdida (nous nous convainquons qu'on y retournera un jour), et puis il a été l'élève de Daniele (comme Nohémi d'ailleurs), ils se connaissent donc bien, tout cela crée une super ambiance. Arrivé à la plage la Piscina, nous enfilons notre matériel de plongé et filons vers le fond. Très improbable ce lieu, le large est délimité par une barrière de rocher, qui a ensuite été colonisée par le corail. Une nouvelle fois, c'est un grand moment, quelle vie, tous ces poissons multicolores, c'est vraiment magique ! Après 1h30 de snorkeling, nous continuons notre chemin jusqu'à la plage Cabo San Juan. Cette plage est hyper connue, avec sa cabane posée sur la pointe. On l'a tellement vue en photo qu'on a l'impression d'être déjà venus. Mais l'envers du décors est un peu moins paradisiaque avec toutes ces tentes pleines de gringo posées au bord du chemin. Il est temps de faire demi-tour. Chemins de terre, plage, rochers, nous finissons par atteindre un hôtel isolé dans le parc, en bord de mer. Cet hôtel a 5 étoiles et est très attaché au respect de l'écologie. Ses cabanes semblent merveilleuses. On y accueille beaucoup de lunes de miel. La prochaine fois peut-être ;-) Nous repartons après avoir goûté à la fameuse limonade de coco et suivons notre guide les yeux fermés malgré la nuit tombée. Ca fait plaisir d'avoir un guide de confiance, ça change tout. Nous reprenons la voiture, 4x4 Land-Rover, instrument de travail de Daniele et Ricardo. Ils adorent leur voiture, c'est vrai que dans ces circonstances, c'est vraiment une machine incroyable. Après le diner, nous montons les voir à leur cabane pour leur dire au revoir. Ils ont prévu de partir super tôt demain car un long voyage jusqu'à Bogota les attend. Dans la discussion nous leur racontons nos mauvaises expériences avec les guide de la Ciudad Perdida et du Guatemala. Et là Daniele nous propose de nous filmer en train de raconter cela, ce sera une parfait illustration pour son colloque sur la sécurité organisée par le ministère du tourisme pour les agences de sports extrêmes la semaines prochaine à San Gil. Ok ! Rendez-vous pour le petit déjeuner... Le lendemain, après cette petite interview vidéo bien amusante pour nous et intéressante pour eux, nous nous disons au revoir ! Nous profitons une fois de plus de la plage. La mer est super agitée, avec des gros rouleaux. Du coup, nous suivons Joel, le neveu de Nohemie jusqu'à l'embouchure du Rio, où les vagues sont plus fortes pour lui du coup il peut surfer et nous nous baigner dans le Rio, beaucoup plus calme. Fin de journée, il est 17h, nous attendons notre chauffeur en compagnie de Nohémie, souhaitons bon voyage à deux françaises qui ont aussi rencontré le fameux Matthieu de Cartagène et filons vers le terminal pour attraper un bus de nuit pour Bucaramanga, afin d'atteindre Barichara.

Vendredi, novembre 13 2009

Hermosa Cartagena!

 SAMSUNG DIGITAL CAMERA Nous voilà de retour dans notre ville coup de coeur … Après les crevettes mal digérées, nous avions qu'une envie retourner à Casa Relax, retrouver cette ville magique et Bernard, notre pote français qui voyage plus de la moitié de l'année. On se sent bien ici, la posada est vraiment agréable, on passe un peu de temps avec Pico, le perroquet de la maison. On arrive pile poil pour les festivités ! Demain, 11 novembre, jour d'indépendance de la ville et commence également le concours de Miss Colombia... En Colombie, ce concours revêt une importance toute particulière... C'est autre chose que les miss de Madame de Fontenay ! Mercredi, petite journée pour jéjé, fièvre, turista, enfin pas de tout repos pour lui ! Après une bonne sieste, ça va mieux ! Un petit tour dans la ville, on se balade et on découvre le « Agua o Plata », euh, vous traduisez ? En ce moment, c'est Carnaval, tout le monde se déguise, tout le monde danse, on se lance de la mousse de bombes Espumas et puis on rencontre des ptits mômes, peinturlurés de noir, de bleu ou autre qui te barrent le chemin et te réclament de la moneda ou sinon ils te lancent de l'eau ou ils te tâchent avec de la peinture. Il nous en fallait pas beaucoup plus pour déclarer la guerre aux gamins du quartier, bataille d'espumas, d'eau, de peinture enfin la totale, avec course folle dans la rue... On s'est bien marré ! Notre moment préféré à chaque balade dans la ville était le retour près de l'hôtel, on savait qu'on les retrouverait tous, prêts à dégainer... mais nous aussi ! 17h, heure locale, nous avons rendez-vous avec l'émission Allo la Planète, ils nous appellent pour nous fixer rdv une heure et demie plus tard, pas de souci pour nous... On va profiter de la piscine et attendre le coup de fil. 18h30, le téléphone sonne... non non pas cette émission, le téléphone sonne vraiment ! Euh... Qui y va ? Jérôme, Morgane … Allez, vas-y Mo... Allo ? Eric bonsoir, oui nous sommes en direct de Cartagena, la perle des Caraïbes... pendant un petit quart d'heure, une bière à la main, nous avons tchatché, en parallèle avec Guillaume, un toulousain en vadrouille... Quel plaisir cette émission !! On a l'habitude de l'écouter, la tête sur l'oreiller à rêver de voyage et là... « Rdv à Cartagena avec Morgane et Jérôme ». Hey, c'est nous ! On a trop la pêche … 20h30, on doit retrouver Bernard à El Bistro, un resto allemand, parait-il délicieux...Effectivement, il l'est ! Et le vin aussi d'ailleurs... On fait la fermeture et on rencontre le chef du resto d'à coté, Gilles, un français qui tient le Oh La La, avec sa femme colombienne. On tchatche, on refait le monde, on va voir son resto et visiter ses cuisines, top dis donc ! On repart ensemble, on vit dans le même quartier à Getsemani. En chemin on discute de nos plans de route sur le Colombie et Gilles nous parle d'un français qui tient une agence de voyage qui propose des parcours à la carte. Parfait ! On ira y faire un tour avant de filer … Où ? On ne sait pas encore, on verra bien, on a le temps, c'est dans deux jours ! On se rapproche de Casa Relax, on se dit au revoir près de la petite place. Cette petite place, on pourrait y rester une vie, à regarder les gens vivre, danser, rire... un vrai bonheur. Au bout de la rue, notre posada, allez à la cama, demain nouvelle journée, il se fait tard... C'était sans compter nos chers voisins, pas les enfants mais les parents, la famille... Ils nous ont vu jouer avec les gamins. Ils nous proposent de nous joindre à eux : assis sur des chaises sur le trottoir, on écoute de la musique, on danse tout en buvant de l'aguardiente... Un moment magique... Le lendemain, on va faire un tour dans le centre historique de la ville et en profiter pour aller voir Matthieu. Waouh ! Quelle chance d'avoir eu ce tuyau... On a eu pleins d'infos, de bons plans, d'itinéraires... du coup, sur les conseils de Yann, notre pote au Costa Rica, on décide de retourner dans le nord pour aller au Parque Tayrona. On ne peut pas le louper ! On se booke via l'agence de Matthieu un trois jours deux nuit dans le parc. A nous les plages désertes des Caraïbes ! On rentre à l'hôtel tout heureux de ces nouveaux projets, du coup dernière journée à Cartagena ! Profitons-en !! Tout d'abord, un plongeon dans la piscine, un câlin à Pico et hop nous voilà partis avec Bernard voir le défilés des Miss... Du monde partout, des cris, des batailles d'eau, d'espumas, de peinture, la fête, le carnaval bat son plein ! Avant d'aller dîner, on va se faire un apéro à la Posada avant d'aller dans notre petit resto italien de quartier où les pizzas sont divines... En rentrant, on repasse devant d'autres voisins... eux nous reconnaissent comme les gringos qui jouent avec leurs mômes. Ils nous invitent sur leur trottoir, on va chercher de l'aguardiente et on nous présente à toute la famille. Pirata Morgane et Indio Jérôme, voici ma fille, mon cousin, ma marraine, ma grand-mère, mon grand-père...On danse, un peu, pas beaucoup, ils se moquent facilement de la façon de danser des gringos ! On boit, on refait le monde et il est l'heure d'aller se coucher ! Demain départ 7h30 pour Tayrona ! Que les vayan bien, adios !

Mardi, novembre 10 2009

A la recherche de la Ciudad Perdida

 SAMSUNG DIGITAL CAMERAOuais !!! On a récupéré nos bagages ! On peut filer à Taganga, petit village de pêcheurs et ensuite booker le treck pour la Ciudad Perdida. On réserve, via Marsol, un mini van qui propose un service puerta a puerta, parfait... Bon évidemment, ça ne se passe pas comme prévu, le shuttle s'arrête à Santa Marta et le chauffeur, paresseux, nous invite à monter dans un taxi pour finir le trajet, aux frais de la compagnie bien sûr ! Il faut compter un gros quart d'heure pour rejoindre Taganga, de nuit dans un village sans électricité... Coupure générale de plusieurs heures ! Nous arrivons a Casa Felipe à tâtons. Désolée, nous sommes complet, oups que faire ? Allez voir à Bay View, ils ont sûrement de la place.

Et ce fut le cas: un placard avec lit superposé, dernier choix à prendre ou à laisser. Ok, on prend... et on booke en même temps un départ dès le lendemain pour la Ciudad Perdida, prévu à 8h30 ! Heure colombienne, cela donne du 10h30, ah il faut s'y faire...

Un petit sac, une paire de chaussures de marche, un sac de couchage et c'est parti ! Nous découvrons le reste du groupe à l'agence, un couple suisse, deux copines irlandaises, un canadien, une allemande, accompagnés d'un guide et son aide.

Nous chargeons les bagages et les vivres sur le toit du 4x4 et quittons Santa Marta. Au programme, deux heures de route et une heure de 4x4 pour atteindre le point de départ. Après un rapide déjeuner, nous commençons le treck: 4 heures prévues avant d'atteindre le premier campement. Va falloir qu'on se dépêche, il est déjà 14h et la nuit tombe tôt ici. Juste au moment de se mettre en marche, il commence à pleuvoir, au départ, ça rafraîchit et c'est agréable et puis quand arrivent les montées et les descentes dans la boue ça devient une autre paire de manche... Jusqu'au moment où c'est le déluge !! On trouve un refuge dans une petit cabane, mais la pluie ne s'arrête pas, bien au contraire, et la nuit se rapproche... Que faire ? Il faut continuer. Alors, on continue, c'est de plus en plus difficile, pas d'encas au programme, le sandwich du midi est déjà loin... Arrive le moment de traverser la rivière, avec cette pluie, le cours d'eau est vraiment dangereux, oups ! En plus, on ne voit pratiquement plus rien. Pas de panique, nous avons notre guide ! On forme une chaine humaine et nous jetons à l'eau pour traverser et ça passe. Trempés, fatigués, nous montons la dernière côte avant de trouver le campement et les deux autres groupes arrivés depuis belle lurette, installés, secs et en train de jouer aux cartes. Le guide et son aide préparent nos couchages pendant que le cuistot se met au fourneau. Première nuit dans un hammac … Et quelle nuit ! Dormir dans un hammac est un vrai bonheur, surtout après une telle étape … Le lendemain 6h, tous debout, nous attendons le programme de la nouvelle étape. Pour ceux qui le souhaitent, on peut visiter une usine de production de cocaïne moyennant finance, personne ne veut le faire, on ne va pas cautionner ce genre d'entreprise.Le guide nous propose de partir à 8h30-9h... enfin si c'est encore l'heure colombienne, vaudrait mieux prévoir un départ pour 7h ! Nous profitons des premiers rayons du soleil pour faire sécher nos affaires encore mouillées de la veille. Café, oeufs brouillés, pains en tranche et confiture, et c'est parti. Enfin par pour tout le monde... Une des deux irlandaises semble bien affaiblie, et prend la décision de passer la journée ici, pour reprendre des forces, ça fait deux jours qu'elle n'a rien mangé, sage décision. L'aide reste avec elle, il faut lui tenir compagnie. Au final, elle s'arrêtera là et rentrera à Santa Marta. Une de moins. Et un membre de l'équipe de moins également. Le guide a encore quelques affaires à ranger ici, « partez devant, je vous rejoins ». Pardon ??? Bon d'accord, mais quand même, c'est pas cool ça, marcher sans guide dans la jungle, c'est un peu dangereux non ? Nous sommes tous un peu effarés par ce qui vient de se passer... Il y a quand même le cuisinier qui nous accompagne, c'est toujours ça ! Voilà une heure que nous sommes partis et le Canadien se met à vomir sur le bord du chemin, lui aussi semble pris de ce mal qu'on appelle la turista. « Il va falloir faire demi-tour, t'arriveras jamais au bout dans cet état là, tu vas nous ralentir », bon esprit de groupe les suisses dis-donc... Il a une sacré force de caractère ce Canadien, après avoir laissé ses tripes sur la route, il reprend le chemin, non sans mal mais ira jusqu'au bout ! On a bien failli le perdre ! Mais qu'est-ce qu'il se passe dans ce groupe, c'est une épidémie ou quoi ? Espérons qu'on y échappera ! Journée assez tranquille, nous marchons 3 heures dans un joli paysage, traversons des villages indigènes, découvrons les plantes de la forêt. Nous voilà arrivés au deuxième campement. Situé juste à côté de la rivière, nous en profitons pour prendre un petit bain, waouu, elle est fraiche ! 15h le déjeuner est prêt, une bonne soupe. 18H, « à table » ! On mange plus qu'on ne marche dans ce treck ! Le repas terminé, nous cédons notre table à un autre groupe, pas assez de place pour tout le monde, du coup, il ne nous reste plus qu'à nous coucher... Le lendemain, dernière étape pour atteindre la Ciudad Perdida ! Tout le monde est très excité ! Au programme, un peu de forêt avec des rochers bien glissants, 1h de remontée de la rivière avec 9 traversées, puis 1200 marches de pierre taillées, unique accès à la cité. Le pied des marches avait été découvert en 1974 par des chasseurs de trésors. En vérité, la cité abandonnée était parfaitement connue des indigènes mais gardée secrète. Une fois de plus, notre guide nous laisse partir seuls... Heureusement nous partons en même temps qu'un autre groupe, certains passages sont vraiment dangereux, à base de parois bien glissantes surplombant la rivière ! Sans l'aide du guide de l'autre groupe pour les franchir, ça aurait pu mal tourner... Nous commençons vraiment à nous poser des questions sur notre guide, son utilité et ses capacités. Lors d'un des franchissement de la rivière, Morgane se blesse légèrement au tibia, et surprise, pendant que Jérôme sort en urgence l'Arnica de son sac en gel et en granulé, le groupe continue sans même se retourner... toujours aussi solidaires dis donc... Après 5 minutes, nous les perdons de vue et les retrouvons heureusement un peu plus loin. C'est quand même hallucinant ça !!! Entre temps, nous avons failli perdre l'autre irlandaise. Elle n'arrive plus à avancer, elle n'a rien mangé depuis 3 jours, ça ne va plus. Heureusement, l'autre guide est plein de ressources et d'attention et arrivera à la remettre sur pied à base de bière+alcaseltzer. Enfin, une fois de plus, notre guide se montre vraiment à la hauteur !!! Nous trouvons enfin la Ciudad Perdida, quel endroit incroyable ! Cette ville abandonnée lors de la conquête espagnole a été parfaitement préservée par la nature. Composée de plusieurs centaines de terrasses aménagées à flan de montagne, le spectacle est vraiment hors du commun. Ce site porte bien son nom, l'impression d'être perdu au milieu de nulle part, entouré par la forêt tropicale, à perte de vue... Nous dormons dans la cité et sur des matelas... mais la nuit est un peu pourrie. Réveil difficile, maintenant il va falloir rentrer. Nous faisons un tour de la cité, normalement accompagné d'explications fournies sur son histoire, mais une fois de plus notre guide se montre vraiment calamiteux. La pluie va bientôt arriver, si on y allait ? Pas envie de se taper les 1200 marches de l'escalier super abrupte, glissant sous la pluie et taillé pour des pieds d'indigènes (un petit 36 fillette). On se fait d'ailleurs dépasser par deux d'entre eux qui se paieront notre tête à nous voir si timorés: quoi ? Vous avez peur ? Parce que ça glisse ? pfff... Allez, on continue la route, nous menons la barque avec l'allemande, nous avons un bon rythme, un quart du groupe et pas de guide. Nous retournons donc au camp 2, là une décision est à prendre: on le fait en 5 ou 6 jours ? Franchement, on peut pas sentir les gens du groupe, sauf l'allemande et le guide est invisible , pas envie de s'éterniser plus longtemps. Pour nous Ciudad Perdida est une grande déception... Le lendemain, réveil 6h, départ 7h, on se motive pas moyen de flancher devant les deux étapes qui nous attendent. Nous partons avec le cuisinier, qui bien sûr restera derrière. En fait, on se fait les deux étapes sans personne, et chapeau ! En 5h30, on arrive au bout, avec une demie heure de pause, on a un rythme digne de grands randonneurs. Ok, il faut rajouter que la colère et la frustration sont bon moteur ! On a pesté et râlé tout le long, un bon carburant... Nous arrivons au village où l'on va déjeuner, pour repartir pas de jeep, non personne pour nous accueillir, comme la majorité du groupe le fait en 6 jours, la minorité est perdante... Certes, le guide nous a expliqué, la veille, qu'à notre arrivée nous allions prendre une moto et ensuite un bus pour rentrer, mais nous ne sommes pas d'accord: on ne nous l'a pas dit au début quand nous avons booké pour 5 jours, on a dit qu'il y aurait une voiture alors nous prendrons une voiture. Et puis, il pleut des cordes, un vrai déluge, sous cette pluie, pas moyen de monter sur une moto sur un chemin de boue … Alors, on fait des pieds et des mains, le guide de l'autre groupe nous vient en aide, encore une fois, il est top dis donc ! Et 2h30 plus tard, nous voilà à bord d'une jeep ! Direction Taganga, nous reviendrons demain à l'agence pour leur faire part de notre réelle déception. Nous avons parlé au boss de l'agence, il a super bien réagit, bien compris et pris note de nos remarques, il était désolé pour nous et pour eux c'est bien la première fois que ça arrive... Au moins on en gardera un souvenir unique, peu de gens reparte si furieux du camino à la Ciudad Perdida.

Les plages de rêves du Parque Tayrona ce sera sans nous, car au réveil, Morgane a comme un début de turista, bouh les crevettes de la veille mangées a Playa Grande.... Au final, retour à Cartagena: jour de l'indépendance et élection de Miss Colombia

Lundi, novembre 2 2009

Cartagena sin equipaje !

Nous sommes bien arrivés ! Mais pas nos bagages …

Dimanche 1 novembre, nous avons notre vol pour Cartagena. Colombia, nous voilà !! Nous sommes tout excités, on attaque l'Amérique du Sud, maintenant. En plus, la Colombie, le pays où Morgane est née... Le vol a du retard, pas grave on attend, certes la nuit a été un peu courte la veille car dernière soirée chez Fito mais on est tranquille. Arrive enfin le moment d'embarquer, on prend un bus qui traverse le tarmac, on va tout au bout et là on se retrouve face à un mini coucou de 30 places ! Ca vole ça ?

Bref, pas le temps de se poser de questions, on monte à bord, on s'installe et on attend pour décoller. Les bagages sont en train d'être chargés, à travers le hublot, nous les regardons passer. Et alors le passager derrière nous explique qu'il voyage avec sa valise en cabine car en général c'est fifty-fifty. Disculpe Senor, pero fifty-fifty de que ? De bagages manquant à l'arrivée... Décollage ! Une heure après, atterrissage sur le sol colombien à Cartagena ! Nous passons la douane sans problème et allons attendre nos bagages. Pas besoin d'attendre longtemps pour savoir que nos deux mochillas no estan !!! Zut ! Que pasa ? Il se passe que l'avion n'a pas assez de place, les bagages du coup, prennent un autre vol. Ah ben oui mais, il ne pouvait pas nous prévenir qu'on anticipe ? Médicaments, affaires de rechange, affaires de toilettes... Aïe ! La moitié de l'avion n'a pas sa valise, oups ! On rencontre deux gars, arrivés la veille,à la recherche de leurs valises qui viennent d'arriver par notre vol. Oh non, belle galère à l'horizon...

Le type du comptoir Aires nous donne toutes les coordonnées pour les joindre et nous dédommage. Y a plus qu'à attendre en fait et rappeler la compagnie un peu plus tard dans la journée (heureusement que nous sommes arrivés le matin !) On file en taxi et hop direction une posada tenue par un français, il paraît que c'est pas mal... Avant de monter dans le taxi, on peut vérifier le montant du trajet: il y un petit bureau juste à la sortie de l'aéroport qui te donne une fiche avec le montant à payer en fonction de la course, ainsi pas d'inflation donc pas de prix de gringo ! Hop direction Casa Relax, tout ce dont on a besoin … Check in, habitation 9 y basta ! Y a une piscine, dommage, car on n'a pas nos maillots de bain !!! Grrr....

On va se ballader dans la ville et en rentrant on tente d'appeler Aires, en vain, le téléphone ne répond pas. Que faire ? Aller voir sur place. Allez hop un taxi direction l'aéroport, « Aeropouerto ? pues 10 000 pesos », euh non msieur, tu nous la fais pas à nous on sait que ça vaut 8 000 ! Bref, aéroport nous revoilà ! Le type du matin a terminé son service et était sensé communiquer avec l'équipe du soir, mais quand nous arrivons, personne n'a entendu parler de nous... et la belle promesse que nos bagages puissent arriver en fin d'après-midi par le vol d'une autre compagnie s'est envolée. Bref, on recommence tout, expliquons la situation, que c'est pas possible, qu'on n'a rien, pas même une brosse à dent, et surtout que nous avons des médicaments à prendre tous les jours ... La nana, Sandra, nous dit que nos bagages doivent arriver par le vol du soir et qu'elle nous appelle sans faute à l'hôtel quand ils sont là. Elle appela effectivement à 23h30, mais pour nous dire que le vol a été annulé donc pas de bagage avant demain 11h00 par le prochain vol.

8h00, nous revoilà à l'aéroport, et heureusement Sandra est toujours là... Alors, alors ? Ah non, pas de vol à 11h00 finalement ? 23H00 ??? Non mais faut pas déconner... Et alors là Morgane a pété un câble ! En espagnol bien entendu, le scandale a éclaté, la foule s'est arrêtée l'espace d'un instant dans l'aéroport et la fille en face est restée bouche bée : « c'est un scandale, c'est un manque de respect total-falta de respeto TOTAL, vous nous menez en bateau depuis hier, ça fait trois fois que nous venons et ils ne se passent rien... vous vous foutez de la gueule du monde ! J'ai des médicaments à prendre, vous ne vous rendez pas compte que c'est vital pour moi... je veux les bagages ici aujourd'hui, y a plus à discuter ! » Ok, ok, là elle a compris et elle va faire bouger les choses. Elle promet de tout faire pour que les bagages arrivent par le vol d'une autre compagnie vers 17h00. Elle nous les fera envoyer directement à l'hôtel mais quoiqu'il, elle nous rappelle dans l'après-midi. Ok, encore une fois y a plus qu'à attendre, on rentre à l'hôtel mais avant un petit détour pour acheter des maillots de bain. Si on doit attendre toute la journée à l'hôtel le coup de fil autant profiter de la piscine.

La journée file, 16h pas de nouvelle de Aires ... Nous vérifions sur Internet et le vol Copa- l'autre compagnie- arrive à 16h20. Nous retournons illico à l'aéroport. Nous attendons 20 minutes et une employée de la compagnie nous invite à la suivre... hum, seraient-ils enfin arrivés ? Nous allons dans la zone des arrivées et pouvons enfin les entrevoir. Finalement on nous les apporte, la douane les fouille rapidement et nous pouvons enfin repartir avec.

« Senor un taxi por favor Hotel Casa Relax - Primera vez en Cartagena ? - Casi primera vez, justo llegamos con las mochillas, mais on s'en va demain pour el Parque Tayrona et on revient à Cartagena pour le Carnaval la semaine prochaine »

aires.JPG

page 2 de 2 -