SAMSUNG DIGITAL CAMERABogota-Arménia, lundi 23 novembre 12h30, arrivée prévue à 13h30. En bus, le voyage se fait sur la via Linea, un petit fil qui tournicote à travers les Andes et qui dure 7h. Le choix est vite fait, le temps nous est précieux, préservons le ! En un clin d'oeil, nous voilà à Arménia, mais quel vol ! Horrible, un petit coucou, encore une fois, qui doit voler par la force du vent.... A Arménia, Don Luis, notre chauffeur, nous attend, il nous accompagne à la Finca Combia, finca de café et également eco-hotel. Ca se fait beaucoup dans la région. Nous avons toute l'après-midi pour nous, nous profitons donc du magnifique cadre qui s'offre à nous: une vue splendide sur la vallée, un spa et une piscine à débordement... Le rêve ! Le lendemain, nous faisons un tour avec le dueño pour comprendre les différentes étapes de la production de café. Très intéressant, même si avec son accent c'est difficile de tout capter ! A la suite de la visite, on retrouve de nouveau Don Luis qui nous fait un petit tour des environs, visite d'Armenia, la seconde ville du département, passage par Finlandia pour finalement atterrir Casona de Lili à Salento. Et là commence la vraie histoire, notre vrai coup de foudre...

La Casona de Lili, une maison traditionnelle Calle Real, notre chambre donne sur la rue, génial on va se poser là, regarder les gens passer. On devient plus colombien que les colombiens ! On rencontre Lili, la dueña, en coup de vent car elle doit filer à Manizales garder ses petits-enfants. Ce coup de vent est d'une fraîcheur, totalement enivrante ! Cette señora est à elle seule un vrai terra moto, comme s'amuse à la décrire son amie Amparo qui la remplace pendant son absence. Un tourbillon de couleurs, de gaité, de joie de force et d'énergie WAOUH ! Quel bonheur de rester dans sa maison ! Quel dommage qu'elle s'en aille, mais comme ça nous devrons revenir pour mieux la connaître ! Nous découvrons Salento, un petit village perdu dans la Vallée de Cocora, mais pas si perdu que ça car plus de 57 000 étrangers y sont venus l'année dernière en l'espace de 20 jours. On monte découvrir la vue du mirador, époustouflant ! On discute avec les locaux venus admirer le paysage, certains viennent tous les jours car « à chaque fois c'est différent et puis cette œuvre là n'a pas de prix »nous dit-on, une lumière de fierté dans les yeux ! Petit dîner à la Parilla Bar, en haut de la Calle real, petite truite en gratin avec patacon géant, spécialité de la région. Au bord du feu, un verre de Norton Malbec dans les mains, on refait le monde... Et là, un type se pointe: « Hola, como estan ? Bien, bien y tu ? Yo soy Edison, votre guide pour le tour dans la Vallée de Cocora Ah ok, chevere ! » Voilà, comment a commencé notre rencontre avec Edison, un des meilleurs guide qu'on n'ait jamais eu ! Allez, c'est pas le tout mais au lit. Premier réveil dans la Casona de Lili, un petit déjeuner royal nous attend: des oeufs à la napolitaine préparés avec amour par notre querida Amparo ! Tomates revenues dans une sauce pesto, sur lesquelles on ajoute un oeuf au plat et par dessus une tranche de queso qui fond sur le tout,mmm un vrai délice … Edison vient nous chercher pile poil à l'heure, le temps de prendre un petit cafecito et nous voilà dans la Willis en direction de la Vallée. Un journée espectacular ! Nous montons sur des chevaux et comme des gauchos version colombienne nous chevauchons les monts et les rivières de la Vallée. On a fière allure sur nos destriers ! Arrivés à plus de 3000 mètres d'altitude nous sommes au mirador, on ne voit pas grand chose c'est tout recouvert de nuage, mais nous sommes enchantés. Peut-être qu'ici la terre est magique, peut-être qu'ici on a gardé ce respect pour la nature qui la rend si divine et enchanteresse ! Edison nous montre toutes les différentes orchidées du coin, il y en a tellement, elles sont si belles! On redescend par un autre chemin pour découvrir l'arbre national de Colombie: la palma de cera, des palmiers montant jusqu'à 60 mètres de haut! Pause dans une prairie de la vallée, entre les vaches et les palmiers. Edison nous conte tous ces projets de développement social qu'il a pour sa région. Touchant, très touchant, pourvu que d'ici peu, ils puissent voir le jour ! Nous sommes émerveillés devant la hauteur de ces palmiers qu'on appelle les ballerines colombiennes: elles dansent avec le vent. Sur le chemin du retour, Edison nous propose de nous emmener voir une cascade, nous sommes privilégiés, depuis qu'il est guide (cela fait 12 ans), nous sommes les 15ième qu'il emmène, muchissimas gracias. La cascade fait plus de 80 mètres de haut, le bruit, l'eau qui jaillit de la montagne, quel spectacle éblouissant !

Nous rentrons fourbus mais tellement heureux, quelle journée ! Avant d'aller nous coucher, on fait une petite vuelta dans le village et nous tombons sur le gymnase où se jouent des parties de foot en salle. Génial, un paquet de chips, on prend place sur les gradins et nous voilà seuls gringos au milieu de tous les salentinos ! Chevere ! Enfin, on ne fait pas long feu, il est 22h, l'heure d'aller se coucher. Ni de une ni de deux nous sommes dans les bras de Morphée, en plus c'est le nom de notre chambre. Dernier jour à Salento, on entend parler de la finca de Don Elias, un personnage dans le village. Don Elias tient une finca qu'il est en train de faire homologuer comme organique. Il propose des tours pour connaître les différentes étapes du café. Allez, on y va ? Zou, on retrouve Ulli, un allemand, Jeannine, une suisse et Melina, une sud-africaine, tous croisés la veille. On leur a filé nos bons tuyaux, et oui ça fait bientôt un mois que nous sommes ici, amoureux de ce pays aussi nos coups de coeur, les gens qui nous ont touchés on veut faire parler d'eux ! Un tour magique, emprunt d'authenticité, de gentillesse et de merveille. Le café donne des fleurs qui se transforment en graine, de vert elles deviennent rouge ou jaune, peu de différence de goût mais un nom différent arabica y colombiana. On les cueille entre décembre et février, ensuite on les épluche à l'aide d'une machine éplucheuse de peaux de graines de café. Ensuite, on les sèche, si il ne pleut pas, cela peut durer 8 jours et ensuite on les fait toaster pendant une demie-heure et listo ! Que ce petit bonhomme est émouvant ! Nous sommes totalement sous le charme de la région du Quindio. Retour au village, dernières compas dans ces tiendas d'artesanias, que de folieS ! Un petit tour dans le café de Don Pedro, découvert grâce à Morgan y Ramona ( France y Roumanie) pour y déguster un délicieux café, acheter un peu d'artisanat qui vient d'indigènes de la région du Choco, dans le coin Pacifique. Très joli ces petits sacs tissés. Il est l'heure de retourner à l'hostal de Lili pour dire au revoir. Comme c'est difficile, un boule dans la gorge, les yeux qui piquent et un peu humides, nous embrassons chaleureusement Amparo et filons direction Aéroport d'Armenia pour un vol direct hasta Bogota, chez Ana-Berta y Janeth, qu'on a hâte de retrouver ! Chevere ! Mais en attendant c'est reparti pour un tour de manège à bord d'un mini coucou !